Joel ‘Kachi Benson

Réalisateur, producteur, spécialiste des écritures immersives, Joel ‘Kachi Benson est l’une des figures du documentaire nigérian contemporain. Lauréat d’un Emmy Award pour le film Mothers of Chibok, il conjugue exigence documentaire, innovation formelle et profond respect de la parole de ses personnages. 

Mamadou Khouma Gueye

Auteur, réalisateur multiprimé et mentor, il est né à Thiaroye Gare (Sénégal). Diplômé en histoire, militant pour l’accès au cinéma en banlieue, avant de devenir cinéaste, il promeut l’art pour tous, abordant des réalités sociopolitiques complexes. Après ses courts-métrages Kédougou (Grand Prix Saint-Louis Docs, Tanit de bronze 2017) et Xaar Yallà (Prix du jury, Fespaco 2023), Liti Liti est son premier long métrage (Visions du réel 2025, Tanit d’or 2025). Fondateur de Ciné-Banlieue (2008-2013), Plan B Films Sénégal (2015), Khouma a lancé « Taste of Salt », projet d’éducation à l’image au Lac Rose.

Abdou Lahat Fall

Réalisateur et documentariste sénégalais, Abdou Lahat Fall inscrit son travail dans la tradition d’un cinéma attentif aux mutations sociales et politiques du continent. Ses films interrogent les héritages de l’histoire, les défis auxquels se confrontent les sociétés africaines. Privilégiant l’enquête, la parole et l’observation, il développe une écriture qui fait dialoguer les expériences individuelles avec les grandes questions de l’histoire collective.

Marjolijn Prins

Réalisatrice néerlandaise travaillant en Afrique de l’Ouest, Marjolijn Prins se spécialise dans le documentaire, ici mâtiné de fiction. Elle y filme l’enfance et l’adolescence avec une grande proximité et avec un « regard délicat et immersif », où le réel est toujours traversé par une dimension poétique et performative.

Amel Guellaty

Réalisatrice tunisienne formée aux arts visuels, Amel Guellaty s’impose avec un cinéma sensible centré sur la jeunesse contemporaine. Son film D’où vient le vent explore une Tunisie postrévolutionnaire, entre errance et créativité. Elle capte les contradictions d’une génération en quête d’horizons.

Suzannah Mirghani

Cinéaste et chercheuse soudano-russe, Suzannah Mirghani développe un cinéma entre fable et réalisme social. Son travail explore les traditions, les mutations économiques et les résistances silencieuses des femmes. La critique souligne une œuvre « poétique et politique ». Après de nombreux courts métrages, Cotton Queen est son premier long métrage.

Rafiki Fariala

Né en RDC et grandi à Bangui après avoir fui la guerre, Rafiki Fariala se fait connaître comme rappeur avant de se tourner vers le cinéma. Formé aux Ateliers Varan de Bangui, il réalise le documentaire Nous, étudiants (2022), vibrant portrait de la jeunesse centrafricaine. Congo Boy, inspiré de son expérience personnelle, révèle une jeunesse africaine inventive, solidaire et déterminée à construire son avenir malgré les frontières et les conflits.

Orian Barki & Meriem Bennani

Artistes et réalisatrices issues des arts visuels contemporains, elles développent un cinéma hybride entre animation 3D, installation et autofiction. Leur travail explore la diaspora marocaine, les identités queers et les récits intimes fragmentés. Avec Bouchra, elles brouillent les frontières entre réel et fiction. La presse souligne une écriture « libre et post-cinématographique », d’un humour doux-amer, où avatars animés et voix intimes redéfinissent le récit autobiographique.

Marie-Clémentine Dusabejambo

Figure emblématique du renouveau du cinéma rwandais, Marie-Clémentine Dusabejambo s’est imposée grâce à des courts métrages salués dans les festivals internationaux, parmi lesquels A Place for Myself, Icyumweru et Bazigaga, offrant une place centrale aux femmes, aux enfants et aux oubliés de l’histoire récente du Rwanda. Avec une grande sobriété, elle explore les questions de mémoire, de discrimination, de résilience et d’émancipation.

Alain Gomis

Alain Gomis s’impose comme l’une des voix les plus singulières du cinéma contemporain. De L’Afrance (2001) à Andalucia, Aujourd’hui (Tey), Félicité ou plus récemment Dao, il construit une œuvre traversée par la question de l’identité, du déplacement et de la transmission. Il filme sur des trajectoires qui se croisent entre la France et l’Afrique, des êtres en déséquilibre et en quête de vérité : migrants, mères courage, exilés, femmes et hommes cherchant leur juste place entre plusieurs mondes. La critique évoque volontiers un « cinéaste-jazz », tant son cinéma privilégie le rythme, l’improvisation et la circulation des énergies.