Akinola Davies Jr.

Né à Londres, cinéaste britannico-nigérian d’origine yoruba, installé entre Lagos et Londres, Akinola Davies Jr. est un cinéaste, écrivain et artiste vidéo. Il s’est imposé par ses courts métrages, documentaires, clips et films de mode présentés dans de nombreux festivals internationaux. Il développe un cinéma de l’intime traversé par l’histoire politique de son pays. My Father’s Shadow est son premier long métrage co-écrit avec son frère Wale.

Christian Lara

Un cinéaste de la mémoire 

Surnommé le « père fondateur du cinéma antillais », le guadeloupéen Christian Lara est un auteur essentiel dans l’histoire de la représentation de l’esclavage dans le cinéma français.

Son œuvre n’a jamais cessé d’interroger la mémoire de sa région natale.

Suzannah Mirghani

Cinéaste et chercheuse soudano-russe, Suzannah Mirghani développe un cinéma entre fable et réalisme social. Son travail explore les traditions, les mutations économiques et les résistances silencieuses des femmes. La critique souligne une œuvre « poétique et politique ». Après de nombreux courts métrages, Cotton Queen est son premier long métrage.

Rafiki Fariala

Né en RDC et grandi à Bangui après avoir fui la guerre, Rafiki Fariala se fait connaître comme rappeur avant de se tourner vers le cinéma. Formé aux Ateliers Varan de Bangui, il réalise le documentaire Nous, étudiants (2022), vibrant portrait de la jeunesse centrafricaine. Congo Boy, inspiré de son expérience personnelle, révèle une jeunesse africaine inventive, solidaire et déterminée à construire son avenir malgré les frontières et les conflits.

Marie-Clémentine Dusabejambo

Figure emblématique du renouveau du cinéma rwandais, Marie-Clémentine Dusabejambo s’est imposée grâce à des courts métrages salués dans les festivals internationaux, parmi lesquels A Place for Myself, Icyumweru et Bazigaga, offrant une place centrale aux femmes, aux enfants et aux oubliés de l’histoire récente du Rwanda. Avec une grande sobriété, elle explore les questions de mémoire, de discrimination, de résilience et d’émancipation.

Alain Gomis

Alain Gomis s’impose comme l’une des voix les plus singulières du cinéma contemporain. De L’Afrance (2001) à Andalucia, Aujourd’hui (Tey), Félicité ou plus récemment Dao, il construit une œuvre traversée par la question de l’identité, du déplacement et de la transmission. Il filme sur des trajectoires qui se croisent entre la France et l’Afrique, des êtres en déséquilibre et en quête de vérité : migrants, mères courage, exilés, femmes et hommes cherchant leur juste place entre plusieurs mondes. La critique évoque volontiers un « cinéaste-jazz », tant son cinéma privilégie le rythme, l’improvisation et la circulation des énergies.

Adama Bineta Sow

Adama Bineta Sow, cinéaste sénégalaise née en 2002, a réalisé deux courts-métrages : Aveuglé par un Aveugle (2017) et À nous la Tabaski (2019) sélectionnés en compétition officielle dans plusieurs festivals internationaux. Timpi Tampa (mention spéciale du jury au Fespaco 2025) est son premier long-métrage.

Lotfi Achour

Cinéaste et metteur en scène de théâtre, très attiré par la création contemporaine, Lotfi Achour a mis en scène plus de 25 créations, dont un Macbeth pour le World Shakespeare Festival aux JO de Londres. Après 3 courts-métrages multi-sélectionnés et primés, dont La laine sur le dos (Festival de Cannes 2016), il réalise Demain dès l’aube, portrait fébrile d‘un pays hanté par ses fantômes.

Tarik Saleh

Né en 1972 à Stockholm d’une mère suédoise et d’un père égyptien, Tarik Saleh est connu dans les années 80 comme l’un des plus célèbres graffeurs de la capitale suédoise. Il a ensuite réalisé des documentaires, notamment Sacrificio : who betrayed Che Guevara (2001), ou Gitmo : the new rules of war (2005). En 2017, Le Caire confidentiel lui apporte une reconnaissance internationale. Il obtient le Prix du scénario au Festival de Cannes.

Greta-Marie Becker

Greta-Marie Becker a grandi entre Allemagne et Équateur. Son premier long-métrage, The Whisper of Marimba (2020), fut programmé dans une 40aine de festivals internationaux. Germaine Acogny… est son second long-métrage.

« Mon film trouve sa source dans notre rencontre, celle d’une jeune réalisatrice berlinoise et d’une légende de la danse africaine contemporaine […] qui danse vers la liberté et ouvre un chemin pour de futures générations de danseurs noirs. » Greta-Marie Becker