Alain Gomis s’impose comme l’une des voix les plus singulières du cinéma contemporain. De L’Afrance (2001) à Andalucia, Aujourd’hui (Tey), Félicité ou plus récemment Dao, il construit une œuvre traversée par la question de l’identité, du déplacement et de la transmission. Il filme sur des trajectoires qui se croisent entre la France et l’Afrique, des êtres en déséquilibre et en quête de vérité : migrants, mères courage, exilés, femmes et hommes cherchant leur juste place entre plusieurs mondes. La critique évoque volontiers un « cinéaste-jazz », tant son cinéma privilégie le rythme, l’improvisation et la circulation des énergies.