Denise Fernandes

Née à Lisbonne en 1990, de parents Cap-Verdiens, elle a grandi en Suisse. Diplômée du CISA de Lugano, Denise étudie la réalisation de 2011 à 2013, à l’École internationale du cinéma et de la télévision (EICTV) de Cuba. Elle a réalisé 4 courts métrages dont Nha Mila en 2020. Hanami a reçu le Prix de la meilleure réalisation à Locarno et le Prix de la Première œuvre Tahar Chériaa TV5 Monde aux JCC 2024.

Hind Meddeb

Hind Meddeb a grandi entre France, Maroc et Tunisie, d’où la singularité de son regard. Elle raconte des formes de résistance, aux côtés des révoltés. À l’heure du printemps arabe, elle réalisa deux longs-métrages sur la création musicale comme acte révolutionnaire : Tunisia Clash à Tunis et Electro Chaabi au Caire. Soudan, souviens-toi est le portrait au long cours d’une jeunesse en quête de liberté. Un film qui travaille contre l’oubli, multi-primé à travers les festivals.

Sarah Kwaji

Sarah Kwaji est productrice et réalisatrice. Après ses études à la Toronto Film School, elle a travaillé sur de nombreux films au Canada, puis a créé SSK Productions. En tant que femme, africaine, noire, elle travaille sur l’héritage culturel et l’identité. Elle a réalisé Retribution / Châtiment (2019) et Stay the night / Rester la nuit (2022).

Lyndsey F. Efejuku

Lyndsey F. Efejuku est réalisatrice et productrice. Elle a réalisé depuis 2017 sept films, dont les plus connus sont Rule number One / Règle numéro 1 (2018), The One for Sarah / Celui pour Sarah (2022) et Love Lockdown / Confinement amoureux (2025).

Myriam U. Birara

La réalisatrice rwandaise Myriam Umiragiye Birara, née en 1992 en RDC à Masisi, a commencé sa carrière cinématographique en 2010, alors qu’elle était encore au lycée. À son actif plusieurs courts-métrages, Painted Stories (2018), Dream Job (2019) et Home (2021) qui évoquait déjà le sort d’une jeune femme fuyant un mariage abusif et cherchant en vain du soutien auprès de sa famille. The Bride est son premier long-métrage.

Mati Diop

Actrice, réalisatrice, scénariste et productrice franco-sénégalaise, Mati Diop est née en juin 1982 à Paris (France). Après des débuts comme plasticienne et un premier rôle dans 35 rhums de Claire Denis en 2008, elle a construit une œuvre mutante primée dans de nombreux festivals et s’est imposée comme l’une des figures majeures du cinéma d’auteur international. Son cinéma nomade, romanesque et politique transgresse les frontières entre les genres, les formats, comme une extension de sa double identité et d’une créolité revendiquée. Elle a réalisé entre autres Atlantiques (CM), Mille soleils, Atlantique (premier long-métrage de fiction, 2019, Grand Prix du Festival de Cannes), Dahomey (2024, long-métrage documentaire). 

En créant sa maison de production Fanta Sy à Dakar, elle poursuit son engagement sur le continent africain.

Erige Sehiri

Erige Sehiri est une réalisatrice et productrice franco-tunisienne. Avec sa société de production, HENIA, elle développe des documentaires d’auteur, récompensés notamment à Visions du Réel, l’IDFA, Cinémed…

En 2018, son premier long-métrage documentaire, La Voie Normale, est resté à l’affiche durant six semaines dans les cinémas tunisiens.

En 2021, elle écrit, tourne et produit son premier long-métrage de fiction, Sous Les Figues, et remporte plusieurs prix à la Mostra de Venise (Final Cut in Venice). Elle est ensuite sélectionnée pour la 54e Quinzaine des Réalisateurs à Cannes 2022.

« Je voulais tourner un film sur des jeunes qui animent une radio rurale et quand j’ai rencontré Fidé, j’ai eu un coup de coeur. Elle n’était pas spécialement intéressée par le casting, mais elle a fini par auditionner. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait pendant l’été. Elle m’a répondu qu’elle travaillait dans les champs, et m’a proposé de l’accompagner lors d’une journée de travail. Je suis donc allée voir ces femmes au labeur. À partir de là, j’ai décidé de changer complètement mon film ! Ces ouvrières agricoles m’ont émue. J’ai discuté avec elles de ce qu’elles vivent au quotidien, de leur manière de travailler, de leurs relations avec les hommes, du patriarcat : il y avait déjà tellement de matière ! Je tenais à donner un visage à ces travailleuses habituellement invisibles. Je me suis alors mise à écrire en écoutant en boucle L’Estaca, un chant contestataire né sous Franco. Dans sa version arabe tunisienne de Yesser Jradi, c’est un chant sur le labeur, l’amour et la liberté, que j’ai tout naturellement choisi comme musique pour le générique du film »

Apolline Traoré

Appoline Traoré est née en 1976 à Ouagadougou d’un père diplomate. La profession de son père lui fait parcourir le monde. À 17 ans, la famille s’installe aux États-Unis et elle fait des études à l’Emerson College de Boston, un établissement réputé dans les domaines de l’art et de la communication.
Elle réalise plusieurs courts métrages dans les années 2000, notamment The Price of Ignorance (Le Prix de l’ignorance) en 2000, sur la victime d’un viol à Boston, aux États-Unis, et Kounandi (La Personne qui porte chance) en 2003, sur une naine rejetée de tous, film sélectionné pour le festival international du film de Toronto 2004.

Elle produit son premier long-métrage en 2004 : Sous la clarté de la lune, puis rentre au Burkina Faso en 2005, et travaille avec Idrissa Ouedraogo, son mentor et ami. En 2008, elle réalise une série télévisée, Le Testament. Deux longs métrages la font connaître à l’international : Moi Zaphira en 2013, puis Frontières en 2017, un film primé au Fespaco, le festival de cinéma de Ouagadougou, tout comme Desrances en 2019.

Pour la troisième fois de sa carrière, la cinéaste était en compétition lors de la 28e édition du Fespaco avec son cinquième film,  Sira  qui a remporté l’Etalon d’argent et 5 prix spéciaux.

« Sans compromis, Sira  le film d’Apolline Traoré l’est autant que sa réalisatrice, qui s’affirme dans son cinquième long-métrage, entre résilience et résistance. Sira est un symbole : « Mon film parle du terrorisme dans le Sahel et raconte comment les populations se battent pour se défendre et survivre. J’ai décidé de prendre une femme comme héroïne, car depuis le début de ce fléau, on parle beaucoup des actions de l’armée ou des politiciens, mais on parle beaucoup moins des femmes, et de comment elles se battent. »
Sophie Garcia. Le Monde

Anisia Uzeyman

Anisia Uzeyman est une actrice, dramaturge et réalisatrice franco rwandaise, formée à l’école du TNB de Rennes. Comédienne, elle a d’abord beaucoup travaillé pour le théâtre.

Au cinéma, elle a joué, entre autres, pour Emmanuel Finkiel et Florent-Emilio Siri (Nid de guêpes), puis dans Tey d’Alain Gomis et Ayiti, Mon Amour de Guetty Felin. 

En 2016 elle passe à la réalisation avec Dreamstates, film experimental, entièrement tourné à l’IPhone.