Djibril Diallo

Journaliste d’investigation, écrivain, réalisateur, spécialiste de l’Afrique et du monde arabe, Djibril Diallo est titulaire d’un Master en Cinéma, option réalisation, à l’Université de Grenoble. Il vit et travaille à Paris. Militant des Droits de l’Homme, il est co-auteur de la série Génocide et délits de complicité en Mauritanie.

Il a coordonné et présenté nombre d’émissions sur Radio Citoyenne, en Mauritanie. Il a également mené des enquêtes d’investigation en langue arabe en Tunisie pour Nawaat, le site d’actualité indépendant. Son film documentaire, Choucha, une insondable indifférence, coréalisé avec la cinéaste Sophie Bachelier, diffusé sur TV5, a reçu le prix du meilleur documentaire au festival Vues d’Afrique à Montréal.

Med Hondo

Med Hondo, acteur, réalisateur, scénariste et producteur franco-mauritanien né le 4 mai 1936 à Atar (Mauritanie), est décédé le 2 mars 2019 à Paris.
Pour le grand public, il est d’abord une voix, reconnaissable entre mille, celle d’Eddie Murphy, ou de Morgan Freeman ! Pourtant Med Hondo fut surtout l’un des plus grands cinéastes africains du XXe siècle, un précurseur aux côtés de Sembène Ousmane et de Paulin Vieyra. Reconnu comme l’un des plus grands cinéastes africains, son œuvre reste pourtant méconnue en France.

La récente restauration de Soleil Ô permettra à de nouvelles générations de le (re)-découvrir.

Grégory Lucilly

« Pour moi, l’Île de la Réunion en est encore à son âge adolescent. Habitée depuis seulement quatre cents ans, elle est encore en train de se chercher. Je voyais là un parallèle avec mes personnages qui doivent, eux aussi, se battre pour leur avenir. »

« Avec Marmaille, Grégory Lucilly passe brillamment du court-métrage à son premier long-métrage, et quel saut ! Ce film est une véritable pépite, abordant un sujet délicat, l’abandon d’enfants, avec une sensibilité et une profondeur rares. » Zarbel (Sens Critique)

Jean-Claude Barny

Né en Guadeloupe en 1965, autodidacte mais spectateur assidu, Jean-Claude Barny réalise à 29 ans un court-métrage. Mathieu Kassovitz lui confie alors le casting de La Haine. En 2003, son premier long-métrage, Nèg Maron, décrit une jeunesse antillaise désoeuvrée, ignorante de son histoire. En 2006, il signe Tropiques amers, série télé sur l’esclavage aux Antilles françaises (France 3), en 2014 Rose et le soldat (France 2) sur la période vichyssoise en Martinique. Il réalise ensuite Le Gang des Antillais et enfin Fanon.

Karim Bensalah

Né à Alger, père algérien, mère brésilienne, Karim Bensalah  grandit à Haïti, au Sénégal et à Paris, où il suit des études de lettres. Il entre à la London Film School et réalise Constant Flow. Retour à Paris. Réalisateur, scénariste et comédien, ses courts-métrages, Le Secret de Fatima (2004), Racine(s) et Les Heures Blanches (2014), sont primés dans de nombreux festivals. Depuis plus de quinze ans, en France et au Brésil, Karim travaille également dans l’éducation à l’image. Son travail tourne autour de la question de l’identité.

Raoul Peck

Réalisateur, scénariste, producteur de cinéma et homme politique haïtien, Raoul Peck est né à Port-au-Prince (Haïti) en 1953. Ses parents fuient la dictature de Duvalier et s’installent avec lui au Congo. Après des études d’ingénieur en France, en Allemagne et aux USA, il se tourne vers le journalisme puis le cinéma. Parmi ses films les plus célèbres, des documentaires, Haitian corner (1988), Lumumba la mort d’un prophète (1990), Haïti le silence des chiens (1994), Le profit et rien d’autre (2001) et des fictions, dont L’Homme sur les Quais (1993), Lumumba (2000), Sometimes in April (2005). Ministre de la Culture de la République d’Haïti de 1995 à 1997, il a été nommé en 2017 pour l’Oscar du meilleur documentaire avec I Am Not Your Negro. 

Sana Na N’Hada

Un des cinéastes majeurs de Guinée-Bissau

30 ans après Xime, il revient, sur l’histoire de la lutte armée pour l’indépendance en Guinée-Bissau et sur ce qu’il reste de l’héritage d’Amilcar Cabral, à travers Nome à la fois fiction et archive irremplaçable de la guerre, filmée par lui et par Flora Gomes.

Sana Na N’Hada, né en Guinée-Bissau en 1950, est l’auteur de 3 longs-métrages. Il a étudié le cinéma à l’Institut cubain des arts et industries cinématographiques où Amilcar Cabral, le leader révolutionnaire, avait envoyé plusieurs jeunes apprentis cinéastes, dont Flora Gomes, un des premiers invités de Visions d’Afrique.

À son retour en Guinée-Bissau, Sana Na N’Hada documente la guerre d’indépendance puis réalise sa première fiction, Xime, présentée à Cannes en 1994. Son cinéma va se construire dans des allers-retours entre la mémoire de l’occupation portugaise, les luttes d’indépendance et une méditation sur la force des sociétés traditionnelles en Guinée-Bissau. Il y voit un modèle écologique où les humains acceptent les puissances naturelles auxquelles ils savent appartenir pour affronter les défis du monde moderne.

Sembène Ousmane

« Sembène Ousmane, l’ainé des anciens, comme tout le monde l’appelait de son vivant, écrivain reconnu dans le monde entier, premier cinéaste africain de fiction, méritait bien seize ans après sa disparition qu’on se penche à nouveau sur son œuvre, véritable « comédie africaine moderne ».

S’inspirant de sa vie et de son expérience, Sembène, l’enfant insoumis de Casamance, le tirailleur sénégalais, le docker du port de Marseille, l’artiste, a fait un choix déterminant : il a pris le parti de la littérature et du cinéma pour pouvoir vivre et agir dans l’Afrique postcoloniale. Son œuvre est en prise directe avec les enjeux de la modernité et les grands défis contemporains. Dans mon livre Sembène Ousmane un homme debout, je tisse les liens entre romans et fictions cinématographiques à la découverte de personnages hauts en couleur. La foi de Sembène dans la force des hommes et des femmes à s’éveiller à la conscience du monde est d’une grande actualité. Il a raconté des histoires d’hommes et de femmes debout, des histoires de passions, de désir d’actions, à travers drames et comédies. »

Valérie Berty

Saul Williams

Saul Williams né le 29 février 1972 à Newburgh, État de New York, est un poète, musicien, slameur et acteur américain connu pour mêler poésie et hip-hop alternatif.

Il a fait ses débuts d’acteur dans le film Slam de Marc Levin (Caméra d’Or 1998 à Cannes), qu’il a coécrit et dans lequel il joue. Film qui a été un véritable tremplin pour sa carrière à l’international ; et c’est en tant que poète et musicien que Saul Williams fait des tournées et donne des conférences un peu partout dans le monde, dans de nombreuses universités notamment.

Il a rencontré Anisia Uzeyman, aujourd’hui son épouse, en interprétant en 2013, à Dakar le film Tey (Aujourd’hui) d’Alain Gomis, dans lequel elle jouait également.

Neptune Frost est son premier long métrage en tant que réalisateur.

Kamal Lazraq

Né à Casablanca en 1984, Kamal Lazraq fait ses études de droit et de sciences politiques à Paris. En prime il y découvre le cinéma, à travers des films comme Sonate d’Automne d’Ingmar Bergman, qui lui a fait découvrir toute la puissance émotionnelle que pouvait receler le cinéma. Il découvre aussi des films proches de son cinéma : le néo-réalisme italien, Ken Loach, le cinéma américain des années 70.

Du coup, il passe le concours d’entrée de la FEMIS, dont il sort diplômé du département réalisation en 2011. Son court métrage de fin d’études, Drari, reçoit le 2ème Prix de la Ciné fondation à Cannes et le Grand Prix du court-métrage du Festival Entrevues de Belfort.

l réalise ensuite Moul Lkelb (l’homme au chien) en 2013, film qui reçoit de nombreux prix dans des festivals internationaux et qui est une sorte d’ébauche de son premier long métrage Les Meutes, pour lequel il est lauréat 2021 de la Fondation Gan pour le Cinéma.

Le film a obtenu le Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard, Cannes 2023.