Roukiata Ouedraogo

Née au Burkina Faso en 1979, Roukiata arrive en France en 2000, s’y rêvant styliste. Ses espoirs déçus, elle enchaîne un travail dans le social, des petits boulots, devient maquilleuse diplômée. Puis elle intègre le cours Florent qui l’amènera à créer un « seule en scène », Yennenga l’épopée des Mossé. Il sera suivi d’un deuxième, Ouagadougou Pressé. Un troisième spectacle, retravaillé, devient Je demande la route. Dès 2012, elle apparaît au cinéma dans Samba d’Eric Toledano et Olivier Nakache, début d’une petite carrière de comédienne.
Roukiata rejoint en 2017 l’équipe de Par Jupiter ! sur France Inter et, pendant 7 ans, régale les auditeurs de ses chroniques humoristiques ; aujourd’hui de ses podcasts sur RFI (Les contes de Roukiata et La relève du rire).

Dès son premier roman, en 2020, Du Miel sous les galettes, c’est le succès. 4 prix pour cette histoire d’une mère qui vend sur le pas de sa porte de délicieuses galettes pour pouvoir élever ses enfants. Une odeur de miel dont se rappelle la narratrice !
En 2023, Roukiata publie, toujours chez Slatkine & Cie, Le Petit mari : l’histoire de Saly une jeune veuve. Selon la tradition, elle doit épouser un des frères de son mari défunt ou tout perdre. Son choix sera étonnant.
Nouveaux succès : une bande dessinée, Ouagadougou Pressé (dessins Aude Massot – éditions Sarbacane 2021), et son 3e roman Un Espoir rêvé, publié chez Rageot en 2024.

Sa plume percutante, drôle et unique, l’amène à écrire régulièrement des nouvelles pour des magazines comme Siné Madame, Kaïzen, Kometa, etc. Nommée marraine de la francophonie en 2020, Roukiata est très engagée dans le milieu associatif, l’éducation, la santé et les droits des femmes et des jeunes filles, luttant contre les violences qui leurs sont faites.

Roukiata Ouedraogo rencontrera les collégiens du Château-d’Oléron, de Saint-Pierre d’Oléron, les lycéens du lycée de la Mer, et les auditeurs adultes des médiathèques de Marennes, Saint-Pierre et Saint-Georges d’Oléron.

Elle participera à une rencontre avec Dani Kouyaté le 18 octobre à l’Eldorado.

Djibril Diallo

Journaliste d’investigation, écrivain, réalisateur, spécialiste de l’Afrique et du monde arabe, Djibril Diallo est titulaire d’un Master en Cinéma, option réalisation, à l’Université de Grenoble. Il vit et travaille à Paris. Militant des Droits de l’Homme, il est co-auteur de la série Génocide et délits de complicité en Mauritanie.

Il a coordonné et présenté nombre d’émissions sur Radio Citoyenne, en Mauritanie. Il a également mené des enquêtes d’investigation en langue arabe en Tunisie pour Nawaat, le site d’actualité indépendant. Son film documentaire, Choucha, une insondable indifférence, coréalisé avec la cinéaste Sophie Bachelier, diffusé sur TV5, a reçu le prix du meilleur documentaire au festival Vues d’Afrique à Montréal.

Intagrist el Ansari

Intagrist el Ansari est un écrivain, journaliste, documentariste natif de la région de Tombouctou (Mali), aujourd’hui installé en Mauritanie. Tout son travail – depuis son premier roman, Écho saharien, l’inconsolable nostalgie (2014) à Voix in / Voix off (2025) – tourne autour des cultures nomades sahariennes et de leurs mutations.

Alan Brain

Alan Brain est un cinéaste et journaliste péruvien-américain. Il a travaillé longtemps comme monteur et réalisateur dans les secteurs de la publicité commerciale et de la production de documentaires, de longs métrages et de séries télévisées.

Il a travaillé comme monteur pour plusieurs journalistes péruviens tels que César Hildebrandt, l’un des plus importants journalistes péruviens des dernières décennies, ainsi que pour le célèbre réalisateur et producteur péruvien hollywoodien, Luis Llosa.

De 2008 à 2014, Alan Brain a travaillé comme réalisateur de documentaires pour la mission des Nations Unies en République Démocratique du Congo, à Kinshasa.

Il s’est alors beaucoup intéressé à la Rumba congolaise et à son histoire, en rapport avec l’histoire du Congo. La réalisation du documentaire « The Rumba Kings » lui a demandé plus de 5 ans de travail et est sorti sur les écrans en 2021.

Yasmina Chouikh

Née en 1982 à Alger, diplômée en psychologie et sciences de l’éducation, Yasmine Chouikh est actrice, journaliste et présentatrice télévisée.
Elle est la fille de la réalisatrice-monteuse Yamina Bachir Chouikh et du réalisateur Mohamed Chouikh dont elle a été l’actrice pour La Citadelle (1987) et Douar de femmes (2004).

Elle a collaboré avec la page culturelle du quotidien L’Authentique et travaille comme journaliste.
Elle présente également un programme télévisé sur le cinéma pour la chaîne de télévision algérienne nationale depuis 2005.

Elle a écrit plusieurs scénarios de courts métrages et en a réalisé deux : El Bab (La porte) en 2006 et El Djinn en 2010 ainsi qu’une série pour la télévision, Studio 27 en 2015.

Elle est directrice artistique du Festival international du court-métrage de Taghit (Algérie) et responsable des courts-métrages du Festival international du film arabe d’Oran (Algérie)

Jusqu’à la fin des temps (2017) est son premier long métrage de fiction. Il a reçu de nombreux prix, notamment le prix Oumarou Ganda du meilleur premier film à la 26° édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 2019. Il a représenté l’Algérie à la 91ème cérémonie des Oscars en février 2019.

Filmographie

2017 Jusqu’à la fin des temps
2015 Studio 27 ( série TV)
2010 El Djinn (CM)
2006 El bab (La porte) (CM)

Bernard Magnier

Journaliste, Bernard Magnier, est un spécialiste des littératures d’Afrique et des « littératures métisses ». A ce titre, il intervient dans diverses revues et radios (RFI, France Culture).

Il est directeur de la collection « Lettres Africaines » aux Éditions Actes Sud et collabore par ailleurs en tant que conseiller littéraire pour le Tarmac, scène internationale francophone. Il est concepteur de diverses manifestations littéraires en France et à l’étranger. Il est notamment programmateur du festival «Littératures métisses» d’Angoulême et anime des stages de formation sur les littératures d’Afrique, du Maghreb, de la Caraïbe.

Il a publié de nombreux ouvrages et a notamment publié et coordonné :

– L’Afrique Noire en Poésie (Gallimard-Folio Junior 1986)
– Poésie d’Afrique au Sud du Sahara (Unesco/Actes Sud 1995), anthologie de 200 poètes.
– J’écris comme je vis (La passe du vent, 2000 ; Boréal), entretien avec l’écrivain Dany Laferrière
– La Poésie Africaine (Mango,2005) / anthologie illustrée pour jeunes lecteurs
– Renaissances africaines (Bozar books/Bruxelles, 2010) / 30 textes inédits d’écrivains africains sur le thème des indépendances
– Panorama des littératures francophones d’Afrique / 250 chroniques de livres et 140 biographies, www.institutfrancais.com/promotion-et-diffusion (octobre 2012)

Catherine Ruelle

Après des études de sciences politiques et d’histoire, Catherine Ruelle entre à Radio France International dans les années 1970. Elle a été responsable, de 1973 à mars 2012, de la rubrique cinématographique consacrée aux cinémas du Monde, notamment du cinéma africain.

Elle a fondé en 1984 l’association RACINES qui travaille en faveur du cinéma africain. Elle intervient dans de nombreux festivals et manifestations et anime de nombreux débats. Elle a participé au lancement de la collection de DVD « cinéastes africains » initiée par ARTE et elle a contribué à la réalisation de plusieurs ouvrages sur le cinéma africain.

Elle a animé longtemps le cinéclub africain mensuel qui a lieu au musée DAPPER à Paris. En Avril 2011, elle a été désignée comme Présidente d’Honneur de la 8° édition du Festival International du Film Panafricain de Cannes. Elle a présidé l’association « Centenaire Jean Rouch 2017  » qui a organisé les manifestations destinées à commémorer le centenaire de l’Ehtnographe-Cinéaste en France et dans le Monde.

Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages sur les cinémas d’Afrique.