Suhaib Gasmelbari

Né en 1979 au Soudan, Suhaib Gasmelbari a quitté le pays à 16 ans avec sa famille pour un exil qui l’a conduit successivement aux Emirats Arabes Unis, en Russie et en Egypte .
En 2002, il arrive en France et entreprend des études de cinéma à Paris VIII.

Il réalise des courts métrages tout en menant des recherches d’archives du cinéma soudanais au cours desquelles il retrouve des films perdus à l’origine de son premier long métrage, Talking About Trees.  Réalisé en 2018 Talking about Trees a été primé aux festivals d’Istanbul et à la Berlinale.


Filmographie

2019 Talking About Trees (doc-lm)
2018 Sudan’s forgotten films (doc-cm))
2012 Oda nagam (doc-cm)

Olivier Delahaye

Il est né à Paris en 1955.  Après des études de droit, d’histoire de l’art et de philosophie, il crée en 1986 une société de production de films publicitaires qui deviendra Planète Spots, au sein de laquelle il travaillera avec Luc Besson, Barry Myers, Tarsem, Paul Mejer, José Pinheiro, Didier Flamand et Josiane Balasko entre autres.

En 1999, il crée Odelion Films, société spécialisée dans la production cinématographique, notamment de longs-métrages et de documentaires.  Il produit en 2003 La caméra de bois dont il confie la réalisation à Ntshavheni Wa Luruli, cinéaste sud-africain (Ours de Cristal à Berlin en 2004), puis Nothing but the truth, film réalisé par John Kani, qui reçoit une demi-douzaine de prix dans les festivals.

Plus récemment, il se lance dans la littérature avec la publication d’un roman  Le ventre lisse  (qui est sorti chez Héloïse d’Ormesson en février 2014). Par ailleurs, passionné par Pierre Loti et son œuvre, il a publié en 2014 aux éditions Belin un ouvrage consacré à la maison de Pierre Loti « Pierre Loti à Rochefort. Le temple d’une vie ».

Il s’est également lancé dans la réalisation de films de format moyen avant de produire et réaliser en 2014, en collaboration avec le cinéaste burkinabé Dani Kouyaté, son premier long-métrage SOLEILS.


Filmographie

2014 – Soleils (production et coréalisation avec Dani Kouyaté)
2008 – Nothing but the truth de John Kani (production)
2003 – La camera de bois de Ntshavheni Wa Luruli (production)

Medhi Barsaoui

Mehdi Barsaoui est né en mai 1984 à Tunis et a grandi en Tunisie.
Il est diplômé de l’Institut Supérieur des Arts Multimédia de Tunis et de la DAMS (Université de Bologne) pour la réalisation de films.

Il réalise trois courts métrages : A ma place (Sideways) (2010), Bobby (2012) et On est bien comme ça (2016) qui ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux où ils ont remporté plusieurs prix. On est bien comme ça a remporté le Muhr d’or du meilleur film à Dubaï en 2016. Il a travaillé comme assistant-réalisateur sur plusieurs longs métrages tunisiens, notamment Le Challat de Tunis et La belle et la meute de Kaouther Ben Hania.

Sa carrière internationale débute avec Un fils, son premier long métrage, sélectionné au 76e Festival international de Venise dans la section Orizzonti. Il a obtenu le prix inter-film du meilleur film et Sami Bouajila a remporté le prix du meilleur acteur.


Filmographie

2019 : Un fils (lm)
2018 : On est bien comme ça (cm)
2014 : Bobby (cm)
2012 : Widjène (doc)
2012 : C’était mieux demain (doc)
2010 : A ma place (cm)

Likarion Wainaina

Likarion Wainaina est né en 1987 à Moscou en Russie.
Il réside et travaille à Nairobi au Kenya. Il a commencé à faire des films avant de devenir acteur de théâtre, puis membre des Phoenix Players, à Nairobi, à partir de 2007.  Il s’est lancé dans la réalisation comme metteur en scène tout en travaillant dans l’industrie du film comme directeur de la photographie. Au cours de cette période, il a accumulé une riche expérience dans diverses productions.

En tant que directeur de la photographie, il a également travaillé sur un certain nombre de documentaires et de publicités et a dirigé des émissions télévisées – dramatiques et sitcoms – et de nombreuses publicités télévisées.

Il a par ailleurs réalisé de nombreux courts métrages. Son film Between the Lines, l’un de ses premiers courts métrages, est devenu le premier film kenyan à être projeté sur un écran IMAX au Kenya et a été nominé aux AMCVA Awards 2015 comme « meilleur nouveau média en ligne ».
Ses autres travaux lui ont valu de multiples nominations et récompenses.

En 2015, son court métrage Bait a été réalisé et présenté au 48e Hour Film Festival. Ce film a remporté plusieurs prix, notamment celui du meilleur réalisateur. Le film a ensuite été sélectionné comme l’un des meilleurs courts métrages présentés au Festival de Cannes (2016).

Supa Modo est son premier long métrage. Il a été réalisé en 2018. Il a remporté de nombreux prix, notamment le Grand Prix « Ousmane Sembène » de la 21° édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (2019) et plusieurs prix au festival Ciné Junior 2019.


Filmographie

2018 – Supa Modo (lm)
2016 – Moving (cm)
2015 – Bait (cm)
2014 – Before and After (cm)
2014 – The Audition (cm)
2013 – Between the Lines (cm)
2013 – The Friend (cm)

Elvis Sabin Ngaïbino

Né en 1990, Elvis Sabin Ngaïbino a étudié la géologie.

Passionné du septième art, il a également fondé avec des amis l’Académie du Cinéma Centrafricain en 2012. Sans beaucoup de moyens, il a d’abord réalisé des films pour la télévision centrafricaine, avant de bénéficier d’une formation au documentaire prodiguée par les Ateliers Varan et l’Alliance française de Bangui – aux côtés de dix de ses compatriotes. Ngaïbino a pris le son sur plusieurs courts-métrages : « Nous de la ligne rouge » de Nazir Eliakim Raizou, « Mes yeux pour entendre » de Pascale Appora-Gnekindy, et « Chambre numéro 1 » de Leïla N’deye Thiam, consacrés à des enjeux de société – religieux, éducatifs ou sanitaires.

Ngaïbino réalise en 2017 un court-métrage, « Docta Jefferson« , sur un agent de santé qui exerce la médecine sans diplôme, tiraillé entre sa conscience et le besoin de nourrir sa famille. « Makongo » est son premier long métrage (72′).


Filmographie

2019 –  Makongo
2017 – Docta Jefferson

Hassen Ferhani

Hassen Ferhani est né à Alger en 1986.
Il découvre le cinéma par hasard lorsque le réalisateur franco-algérien Lyes Salem filme dans son quartier le court-métrage Cousines (2004). Il est engagé comme stagiaire-script, une expérience fondatrice qu’il prolongera par une inscription au ciné-club Chrysalide où il développera sa culture du septième art. Il coanime le ciné-club de 2003 à 2008. En 2006, il réalise son premier film, un court-métrage de fiction  Les Baies d’Alger, sélectionné en compétition officielle par plusieurs festivals internationaux et il est assistant-réalisateur et second rôle du court métrage de Karim Moussaoui Ce qu’on doit faire. En 2008, il participe à la formation d’été de la FEMIS et réalise dans ce cadre, un court documentaire Le vol du 140.

Deux ans plus tard, il co-réalise un film documentaire  Afric Hotel. En 2012, il est assistant sur le tournage du film L’oranais de Lyes Salem. Tarzan, Don Quichotte et nous réalisé en 2013 a été présenté à Visions du Réel et au FID Marseille ainsi que dans plusieurs festivals internationaux. Dans ma tête un rond-point, son premier long métrage (2015), a reçu de nombreux prix, notamment le Tanit d’or du documentaire au festival de Carthage.

Son deuxième long métrage « 143 rue du désert » lui a valu le prix du meilleur réalisateur émergeant au festival de Locarno en 2019.


Filmographie

2019 – 143 rue du désert (lm)
2015 – Dans ma tête un rond-point (lm)
2013 – Tarzan, Don Quichotte et nous (cm)
2010 – Afric Hotel (cm)
2006 – Les baies d’Alger (cm)

Amor Hakkar

Arrivé en France avec ses parents à l’âge de six mois, il passe sa jeunesse à Besançon, où il suit des études scientifiques. De cette enfance franc-comtoise, il tire un roman La cité des fausses notes publié aux éditions Pétrelle en 2001 (prix du livre Marcel Aymé 2002).

Passionné de cinéma et d’écriture, il réalise un premier court métrage en 1990, Apprends-moi à compter jusqu’à l’infini, suivi de son premier long métrage deux ans plus tard, Sale temps pour un voyou. En 1998, Amor HAKKAR redécouvre sa région natale, les Aures où il tourne quelques années plus tard Timgad, la vie au coeur des Aurès, documentaire de 52 minutes pour France 5. Cette découverte algérienne lui inspire également en 2004 le scénario de La Maison jaune. Le film est tourné en 2006 dans les Aurès et en langue berbère (lauréat fondation Beaumarchais SACD 2006). La Maison Jaune sort en salle en France en 2008 puis en Suisse et au Canada. Le film remporte de très nombreux prix.

Amor Hakkar travaille ensuite au long métrage Quelques jours de répit avec Marina Vlady et Samir Guesmi. Le film sera sélectionné au Festival du film de Sundance 2011.
En 2013, Amor HAKKAR réalise son quatrième long métrage « La Preuve » avec Nabil Asli et Anya Louanchi , sorti sur les écrans français en juillet 2014.
« Le choix d’Ali », son 6° film est sorti sur les écrans en décembre 2019.


Filmographie

2019 : Le choix d’Ali (lm)
2013: La Preuve, 95 min (lm) (Sélection officielle Dubaï 2013)
2011: Quelques jours de répit, 80 min (lm) (Sélection officielle Sundance 2011)
2008: La Maison jaune 86 min ( lm) (Sélection officielle Locarno 2007)
2002: Timgad, la vie au coeur dans les Aurès, 52 min (Doc)
1992 : Sale temps pour un voyou, 82 min (lm) 1990 : Apprends-moi à compter jusqu’à l’infini (cm)

Amjad Abu Alala

Amjad Abu Alala est un réalisateur soudanais résidant aux Emirats Arabes Unis.
Il a réalisé des documentaires pour plusieurs chaines de télévision arabes et occidentales et quatre courts-métrages présentés dans des festivals internationaux : Tina, Café et oranges, Plumes d’oiseaux et Studio (ce dernier en 2012, sous la supervision de Abbas Kiarostami).

Il est également auteur pour le théâtre (son texte Gâteaux aux pommes est primé en 2013 par l’Académie arabe du théâtre), producteur (il a fondé un laboratoire de création en collaboration avec l’Institut du film de Doha, à l’origine de cinq courts-métrages déjà) et programmateur du Festival du film indépendant du Soudan.
Tu Mourras à 20 ans est son premier long-métrage. Le film a reçu le Lion du futur du meilleur premier film au festival de Venise, ainsi que le Grand prix aux festivals d’El Gouna et d’Amiens.

« Êtes-vous fier d’incarner la renaissance du cinéma soudanais ? J’en suis fier, mais je ne suis pas seul. Il y a aussi Suhaib Gasmelbari qui a obtenu le prix du meilleur documentaire à la dernière Berlinale pour Talking About Trees. Mon rêve est de construire une industrie cinématographique au Soudan, je suis d’ailleurs en train d’étudier la question avec le gouvernement. En attendant, je vais produire un documentaire et un film de fiction, « Goodbye Julia », qui racontera la sécession du Sud-Soudan en 2011″ » (interview- CNC)


Filmographie

2019 – Tu mourras à 20 ans (lm)
2012 – Studio (cm)
2009 – Tina (cm)
2005 – Plumes d’oiseaux
2004 – Café et oranges (cm)

Amin Sidi-Boumediène

Amin Sidi-Boumediène est est né à Paris en 1982.  Après avoir entamé des études de chimie, il se lance dans des études de cinéma et obtient en 2005 son diplôme en réalisation au Conservatoire Libre du Cinéma Français de Paris.

Il retourne en Algérie en 2008 et travaille comme assistant réalisateur. Il réalise fin 2010 son premier court métrage produit par Thala Films Demain Alger ? sélectionné au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand ainsi que dans des dizaines de festivals à travers le monde.

Son second court métrage, L’île , réalisé en 2012 remporte le Prix du Meilleur film au festival d’Abou Dhabi.
Il réalise en 2014 son troisième court métrage Serial K.

Son premier long métrage, Abou Leila, a été présenté à la Semaine de la Critique à Cannes en 2019.


Filmographie

2019 Abou Leila
2014 Serial K (cm)
2012 L’île (cm)
2010 Demain Alger? (cm)

Boris Lojkine

Boris Lojkine est né le 24 juillet 1969 à Paris (France). Ancien élève de l’École normale supérieure ( 1988),  il a enseigné la philosophie à l’université d’Aix-en-Provence avant de partir au Vietnam où il avait vécu précédemment. Il se lance alors dans la réalisation de deux films documentaires, Ceux qui restent (2001) et Les Ames errantes (2005), deux films qui racontent, côté vietnamien, le deuil impossible des hommes et des femmes dont la vie a été traversée par la guerre.

Le succès au Vietnam des « Ames errantes » est spectaculaire et contribue à la notoriété du réalisateur.  En 2013, il change de continent, s’intéresse à l’Afrique et aux migrants et tourne son premier film de fiction, Hope, récompensé notamment par le prix SACD de la Semaine de la critique à Cannes en 2014 et par le prix du public au Festival d’Angers en janvier 2015.

Camille, son deuxième long métrage qui se déroule en République Centrafricaine est sorti en 2019. Il a reçu le prix du public au festival de Locarno en 2019. Nina Meurisse à reçu le Valois de la meilleure actrice au Festival d’Angoulême en 2019.


Filmographie

2019 – Camille (lm)
2014 – Hope (lm)
2005 – Les Ames errantes (lm)
2004 – Les Chantiers de la coopération (cm)
2001 – Ceux qui restent (cm)