La leçon de Cinéma de Merzak Allouache

Après la projection à 18h et 20h30 de ses films Gatlato et Bab El Oued City, le samedi 23 octobre à l’Eldorado, Merzak Allouache répondra aux interrogations de Catherine Ruelle sur son parcours professionnel sur ses films et sur ses objectifs.

Les spectateurs participeront évidemment à ces échanges et pourront l’ interroger sur son travail et ses motivations

Les spectateurs participeront évidemment à ces échanges et pourront l’ interroge sur son travail et ses motivations.

Ces échanges devraient permettre de mieux cerner la forte singularité du cinéma de Merzak Allouache qui se manifeste nettement à travers les cinq longs métrages programmés à Visions d’Afrique (Gatlato, Bab El Oued City, Harragas, Madame Courage et Vent divin) qui ne représentent qu’une partit réduite d’une production forte de plus de 20 longs métrages.

L’originalité essentielle de ce cinéma tient au fait que la quasi totalité des films traitent de l’Algérie et de ses problèmes et qu’ils constituent par ailleurs une analyse et une critique très vigoureuse des maux qui , selon le réalisateur, affectent cette société algérienne, notamment sa jeunesse.

Plusieurs thèmes pourraient être abordés

  1. Plus sans doute que celui des autres réalisateurs du Maghreb, le cinéma de Merzak Allouache est un cinéma que l’on peut qualifier de politique, de militant même, qui montre et dénonce, dans des conditions de réalisation difficiles, les maux qui affectent la société algérienne.
    Quand et pourquoi a-t-il fait ce choix d’un cinéma dénonciateur ? Quels résultats attend-t-il de ces critiques ?
    On a l’impression que ce cinéma est devenu au fil du temps plus critique, plus sombre … Pourquoi ? Est-ce en rapport avec l’évolution de la situation ?
    Pourquoi a-t-il abandonné toute veine comique depuis le début des années 2000 (Salut Cousin, Chouchou..) ? A son avis le cinéma peut-il être une arme politique ?
  2. Les conditions de réalisation de ses films en Algérie et ses relations avec les pouvoirs algériens sont singulières. Comment réalise-t-il ses films ? Quels sont ses rapports avec les autorités? Avec la censure?
    Peut-il facilement montrer ses films en Algérie ? Que disent la presse, la télévision? Les critiques ?
    Quels débats suscitent ses films en Algérie ?
    Comment ses derniers films ont-ils été reçu par le public ? Notamment Madame Courage, Enquête au paradis et Vent divin ?
  3. Peut-il parler de ses projets d’avenir? Va-t-il poursuivre dans cette voie de l’analyse et de la critique sociale ? A- t-il abandonné définitivement la comédie ?
  4. Peut-il nous donner son opinion sur la situation du cinéma en Algérie et sur ses perspectives ?
    Où en est l’Algérie en matière de production et de distribution ? Le gouvernement algérien a-t-il une politique affirmée en matière de cinéma ?