Steve McQueen

Steve McQueen étudie au Chelsea College of Art and Design et à Goldsmiths, University of London.

Premier film marquant de l’artiste, le court métrage Bear est présenté au Royal College of Art de Londres en 1993. C’est une œuvre d’art contemporain ambiguë ouvertement politique questionnant les thèmes liés à la race, l’homosexualité et la violence. Tourné en pellicule noir et blanc 16 mm et d’une durée de 10 minutes et 35 secondes, il présente un match de lutte entre deux hommes alternant gestuelles agressives et attraction érotique. McQueen interprète lui-même un des lutteurs. Formellement, cette œuvre rompt avec le langage cinématographique traditionnel en ayant pour premier plan le plan serré d’une épaule, puis en rendant le corps des lutteurs proche de l’abstraction.

En 2003, la maison de production Film4 l’engage pour réaliser un film au moment où l’Imperial War Museum le nomme artiste de guerre du conflit en Irak. Pour Film4, il réalise Hunger, sorti en 2008. En parallèle, il se rend en Irak en 2006 où il dit constater l’impossibilité de filmer le conflit. Il décide alors de réaliser une exposition montrant les portraits, sous forme de planches de timbres, de 155 soldats morts au combat. Intitulée Queen and Country, l’exposition est inaugurée en 2007 à la Manchester Central Library puis devient itinérante jusqu’en 2010.

En 2009, Steve McQueen est sélectionné pour représenter le Royaume-Uni à la 53e Biennale de Venise. Il y présente son court métrage Giardini — un autre court, Gravesend, avait été présenté en avant-première lors de la 52e Biennale en 2007.

Il est ensuite promu commandeur de l’ordre de l’Empire britannique pour services rendus aux arts visuels le 31 décembre 2010.

En 2013, il réalise le long métrage Twelve Years a Slave qui remporte l’Oscar du meilleur film lors de la cérémonie des Oscars 2014.

L’année suivante, il reçoit de l’Académie européenne du cinéma l’Achievement in World Cinema Award lors de la 27e cérémonie des European Film Awards.

En 2015, il réalise le vidéoclip de Kanye West pour son titre All Day, d’une durée de neuf minutes en une seule prise. Le clip est diffusé en exclusivité à la fondation Louis-Vuitton et au musée d’Art du comté de Los Angeles durant quatre jours.

En 2024, il est lauréat d’un prix Schock dans la catégorie « arts visuels »

Source : Wikipédia

Tommy Baron

Tommy Baron est scénariste et réalisateur né à Cahors. Il réalise ses premiers courts-métrages à 13 ans sur des jeux-vidéos (des « Machinima ») et devient monteur pour des youtubeurs jusqu’en 2015. Autodidacte, il passe par l’assistanat caméra, les effets spéciaux et les auto-productions avant d’intégrer la section scénario de la Cinéfabrique en 2017. Il réalise son film de fin d’études Vingt Hivers en Corée du Sud. Son troisième court-métrage Curiosity on Planet Mars, tourné à Séoul en toute petite équipe, fait sa première au festival de court-métrage de Clermont Ferrand 2026 où il obtient le prix de la meilleure musique originale. Son premier long-métrage co-écrit et sur lequel il était 1er assistant réalisateur, Congo Boy, est présenté à Un Certain Regard au festival de Cannes 2026. En parallèle des écritures, il coordonne depuis 2023 les résidences d’écriture de Gindou Cinéma : la Ruche et la résidence de long-métrage d’Occitanie.

Joel ‘Kachi Benson

Réalisateur, producteur, spécialiste des écritures immersives, Joel ‘Kachi Benson est l’une des figures du documentaire nigérian contemporain. Lauréat d’un Emmy Award pour le film Mothers of Chibok, il conjugue exigence documentaire, innovation formelle et profond respect de la parole de ses personnages. 

Mamadou Khouma Gueye

Auteur, réalisateur multiprimé et mentor, il est né à Thiaroye Gare (Sénégal). Diplômé en histoire, militant pour l’accès au cinéma en banlieue, avant de devenir cinéaste, il promeut l’art pour tous, abordant des réalités sociopolitiques complexes. Après ses courts-métrages Kédougou (Grand Prix Saint-Louis Docs, Tanit de bronze 2017) et Xaar Yallà (Prix du jury, Fespaco 2023), Liti Liti est son premier long métrage (Visions du réel 2025, Tanit d’or 2025). Fondateur de Ciné-Banlieue (2008-2013), Plan B Films Sénégal (2015), Khouma a lancé « Taste of Salt », projet d’éducation à l’image au Lac Rose.

Abdou Lahat Fall

Réalisateur et documentariste sénégalais, Abdou Lahat Fall inscrit son travail dans la tradition d’un cinéma attentif aux mutations sociales et politiques du continent. Ses films interrogent les héritages de l’histoire, les défis auxquels se confrontent les sociétés africaines. Privilégiant l’enquête, la parole et l’observation, il développe une écriture qui fait dialoguer les expériences individuelles avec les grandes questions de l’histoire collective.

Djibril Diallo

Journaliste d’investigation, écrivain, réalisateur, spécialiste de l’Afrique et du monde arabe, Djibril Diallo est titulaire d’un Master en Cinéma, option réalisation, à l’Université de Grenoble. Il vit et travaille à Paris. Militant des Droits de l’Homme, il est co-auteur de la série Génocide et délits de complicité en Mauritanie.

Il a coordonné et présenté nombre d’émissions sur Radio Citoyenne, en Mauritanie. Il a également mené des enquêtes d’investigation en langue arabe en Tunisie pour Nawaat, le site d’actualité indépendant. Son film documentaire, Choucha, une insondable indifférence, coréalisé avec la cinéaste Sophie Bachelier, diffusé sur TV5, a reçu le prix du meilleur documentaire au festival Vues d’Afrique à Montréal.

Med Hondo

Med Hondo, acteur, réalisateur, scénariste et producteur franco-mauritanien né le 4 mai 1936 à Atar (Mauritanie), est décédé le 2 mars 2019 à Paris.
Pour le grand public, il est d’abord une voix, reconnaissable entre mille, celle d’Eddie Murphy, ou de Morgan Freeman ! Pourtant Med Hondo fut surtout l’un des plus grands cinéastes africains du XXe siècle, un précurseur aux côtés de Sembène Ousmane et de Paulin Vieyra. Reconnu comme l’un des plus grands cinéastes africains, son œuvre reste pourtant méconnue en France.

La récente restauration de Soleil Ô et de West Indies permettra à de nouvelles générations de le (re)-découvrir.

Grégory Lucilly

« Pour moi, l’Île de la Réunion en est encore à son âge adolescent. Habitée depuis seulement quatre cents ans, elle est encore en train de se chercher. Je voyais là un parallèle avec mes personnages qui doivent, eux aussi, se battre pour leur avenir. »

« Avec Marmaille, Grégory Lucilly passe brillamment du court-métrage à son premier long-métrage, et quel saut ! Ce film est une véritable pépite, abordant un sujet délicat, l’abandon d’enfants, avec une sensibilité et une profondeur rares. » Zarbel (Sens Critique)

Jean-Claude Barny

Né en Guadeloupe en 1965, autodidacte mais spectateur assidu, Jean-Claude Barny réalise à 29 ans un court-métrage. Mathieu Kassovitz lui confie alors le casting de La Haine. En 2003, son premier long-métrage, Nèg Maron, décrit une jeunesse antillaise désoeuvrée, ignorante de son histoire. En 2006, il signe Tropiques amers, série télé sur l’esclavage aux Antilles françaises (France 3), en 2014 Rose et le soldat (France 2) sur la période vichyssoise en Martinique. Il réalise ensuite Le Gang des Antillais et enfin Fanon.

Karim Bensalah

Né à Alger, père algérien, mère brésilienne, Karim Bensalah  grandit à Haïti, au Sénégal et à Paris, où il suit des études de lettres. Il entre à la London Film School et réalise Constant Flow. Retour à Paris. Réalisateur, scénariste et comédien, ses courts-métrages, Le Secret de Fatima (2004), Racine(s) et Les Heures Blanches (2014), sont primés dans de nombreux festivals. Depuis plus de quinze ans, en France et au Brésil, Karim travaille également dans l’éducation à l’image. Son travail tourne autour de la question de l’identité.