Tant qu’on vit (Medan vi Lever)

  • Réalisé par Dani Kouyaté
  • Année de production : 2016
  • Durée du film : 90min
  • Pays d'origine : Burkina Faso
  • Avec : Adam Kanyama, Josette Bushell-Mingo, Richard Sseruwagi, Sten Ljunggren

Horaires de diffusion

Samedi 17 oct. / 21h00 / Cinéma l'Eldorado
Dimanche 18 oct. / 21h00 / Cinéma l'Estran

Résumé

Kandia, infirmière originaire de Gambie, a une cinquantaine d’années. Elle vit depuis 30 ans en Suède où elle a épousé un suédois et a eu un fils. Veuve, elle se sent seule et s’interroge sur son avenir et sur ses relations avec son pays d’origine.  Soudain elle décide de partir faire un séjour « chez elle » en Gambie.  Son fils Ibbe qui se sent peu africain comprend mal ce coup de tête. Engagé dans une carrière prometteuse de musicien, il hésite puis prend l’avion pour la rejoindre…

« La question de l’amour de soi et de l’identité, on la retrouve dans les deux beaux films burkinabés vus en panorama. Dani Kouyaté et Berni Goldblat l’abordent du point de vue de ceux qui sont nés de l’autre côté, les descendants d’africains ayant migré vers l’Europe : en Suède pour les personnages de Tant qu’on vit , et dans la banlieue lyonnaise pour Ady, l’ado turbulent de Wallay. Qui est-on, comment se construit-on, quand on est à la fois d’ici et d’ailleurs ?  À quelle famille, à quel monde appartient-on quand on est métis ? Peut-on rester éternellement dans un entre-deux ?  Sur ce thème très actuel de l’identité,  Berni Goldblat et Dani Kouyaté signent deux oeuvres maîtrisées, des films de la maturité, chacun dans son style et avec sa sensibilité…………..  Tant qu’on vit rend avec une grâce et une pudeur infinies la complexité (et la subtile richesse) de ces vies métissées, et l’obligation permanente d’inventer un territoire commun »

Thérèse-Marie Deffontaines . Mouvement.net 24 mars 2017

Avec Tant qu’on vit (Medan vi lever en suédois), Dani Kouyaté opère un retour en beauté avec un film qu’il a lui-même écrit.  Lui aussi aborde les identités en mouvement à l’heure du grand repli. On y entend une sagesse, « Un arbre prend ses racines où il pousse » qui rappelle le « Ma patrie, c’est là où j’ai les pieds » de L’Afrance d’Alain Gomis.  Mais rien n’est simple et il faudra toute une histoire pour s’en convaincre…
Cela ne passe pas seulement par des dialogues mais par des symboles qui trouvent leur place dans le récit, générant de généreuses métaphores.  Alliant sincérité et finesse de ton, entièrement cohérent et bien monté, le film offre un émouvant moment de positivité »

Olivier Barlet Africultures 8 mars 2017

Bande annonce