Les silences du palais

  • Réalisé par Moufida Tlatli
  • Année de production : 1994
  • Durée du film : 127min
  • Pays d'origine : Tunisie
  • Avec : Hend Sabri, Ghalya Lacroix, Amel Hedhili, Kamel Fazaa, Neija Ouerghi, Sabah Bouzouita, Sonia Meddeb, Hélène Catzaras, Fatma Ben Saïdane, Hichem Rostom, Sami Bouajila...

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Résumé

Alia, 25 ans, n’en peut plus de chanter dans les mariages. Après l’humiliation de ce énième gala, elle exprime le dégout de sa vie et une révolte sourde contre Lotfi, qui partageant sa vie depuis dix ans, refuse de l’épouser et une fois encore, qu’elle garder l’enfant qu’elle porte. L’annonce de la mort du prince Sid’Ali, un ex-Bey, la replonge brutalement dans son passé. A l’occasion des obsèques, elle retourne visiter le palais de son enfance et de son adolescence, où elle est née d’une mère servante et d’un père inconnu… qui pourrait être le prince. L’état du délabrement du palais, à l’image de Khalti Hadda, la vieille servante en chef devenue aveugle, accable Alia.
En déambulant dans les couloirs déserts, lui reviennent les images fascinantes et cruelles qui furent celle de son enfance…


« Seule une femme pouvait avoir ce regard si tendre et si vrai sur ses soeurs, qui se passe de tout discours pour faire sentir, physiquement, toute la cruauté de cette vie recluse et silencieuse. Les silences du palais est avant tout un film d’émotions, de sensations, qui passe par la présence si charnelle de ces femmes et par le flot de musique qui le guide. (…) Moufida TLATLI ne force pas le trait, ne dramatise jamais à outrance. Lucide, elle sait qu’hors des murs du palais et dans un pays désormais indépendant, la liberté d’Alia n’est pas encore acquise.»
Diagonal Magazine – Septembre 1994

« Il y a dans ce film délicat et têtu de quoi chambouler les sens. D’abord parce qu’on y voit l’invisible ; la vie de ces femmes mi-maîtresses, mi-esclaves, claquemurées pour la vie dans la solitude d’un palais arabe, celui des beys. Ensuite, parce que c’est précisément une femme qui filme cette histoire de femmes et que l’on sent bien que c’est à une part de sa propre histoire que la réalisatrice règle son compte.»
Libération – 17 septembre 1994

Les silences du palais a obtenu en 1994 une mention spéciale à la Caméra d’or à Cannes et a reçu le Tanit d’Or aux Journées Cinématographiques de Carthage.

Bande annonce