Bab El Oued City

  • Réalisé par Merzak Allouache
  • Année de production : 1994
  • Durée du film : 93min
  • Pays d'origine : Algérie

Horaires de diffusion

Sam 23 oct - 21h00 - Eldorado
Dim 24 oct - 21h00 - Estran

Résumé

Boualem, jeune mitron, dort le jour pour récupérer de son travail de la nuit dans une boulangerie de Bab el-Oued. L’appel à la prière de l’imam, un jour que le haut-parleur est poussé au maximum, le met hors de lui : il arrache l’engin et le jette à la mer. Dans l’ambiance extrémiste qui règne alors, on cherche activement le coupable pour faire un exemple.


Au moment d’une diffusion télévisée du film en 1995, Aurélien Ferenczi écrit dans Télérama :
«Sans autorisation, menacé comme tous les intellectuels et artistes algériens, Merzak Allouache a “volé” son film, caméra sur l’épaule, dans les rues d’Alger………….. De saynètes en saynètes, de personnages cocasses en sbires menaçants, passant de l’insolence à l’inquiétude, de l’ironie joyeuse à la noirceur, Bab El-Oued City rend magnifiquement compte du quotidien algérois, à l’heure où l’intégrisme commençait à profiter du désarroi de la population……………..La réflexion passionnante sur la situation algérienne est servie par un authentique sens du récit et des acteurs inconnus mais épatants. Du cinéma intelligent, engagé et humain.»

«Renouant avec le quartier de son enfance qu’il avait déjà utilisé dans Omar Gatlato, Merzak Allouache tente de saisir les données du drame dans lequel l’Algérie est plongée. Plus que de pointer du doigt telle ou telle cause, tel ou tel coupable, c’est un ensemble de faits que le cinéaste met à jour; des faits que l’on peut résumer en quelques mots: inertie d’une société pauvre qui suinte l’ennui et la combine; misère morale et sexuelle d’une jeunesse sans avenir. Loin de se cantonner à un simple constat, autrement dit, loin de toute sociologie, Merzak Allouache, renouant avec la veine d’Omar Gatlato nous donne un film vivant dont la gravité sous-jacente est moins générée par l’histoire qu’il nous raconte que par les conditions évoquées plus haut, dans lesquelles son tournage a dû s’inscrire et que nous ne pouvons manquer de ressentir. Film traitant d’un passé proche, Bab el-Oued City est lourd de tout le poids du présent»
Philippe Elhem -ERUDIT

Bab El Oued City a été sélectionné à Un Certain Regard à Cannes et a reçu le Tanit d’Argent au festival de Carthage en 1994

Bande annonce