Abou Leila

  • Réalisé par Amin Sidi-Boumediène
  • Année de production : 2019
  • Durée du film : 135min
  • Pays d'origine : Algérie
  • Avec : Slimane Benouari, Lyes Salem, Azouz Abdelkader, Fouad Megiraga, Meryem Medjkane

Horaires de diffusion

Lundi 19 oct. / 21h00 / Cinéma l'Eldorado
Mardi 20 oct. / 15h00 / Cinéma l'Estran

Résumé

Algérie, 1994.
S. et Lotfi, deux policiers, amis d’enfance, traversent le désert à la recherche d’Abou Leila, un dangereux criminel. La quête semble absurde dans l’immensité du Sahara.  Mais S., dont la santé mentale est vacillante, est convaincu d’y trouver Abou Leila. Lotfi, lui, n’a qu’une idée en tête : éloigner S. de la capitale. En s’enfonçant dans le désert ils vont se confronter à leur propre violence.

« …La période dite de la décennie noire est essentielle pour moi et d’autres de ma génération car elle a constitué la toile de fond indépassable de notre jeunesse. Comprendre les fondements de cette période, c’est embrasser les causes profondes de cette violence qu’on a côtoyée de près et qui, de par les traumatismes causés à tout un peuple, nous a contaminés d’une façon ou d’une autre… »

Note d’intention du réalisateur – Amin Sidi-Boumédiène.

« Le premier long-métrage d’Amin Sidi-Boumediène est un uppercut. Un voyage sidérant. Et l’éclatante révélation d’un auteur qui croit ardemment dans le cinéma.  Impressionnant. Vertigineux. Fascinant. Inconfortable. Abou Leila est une expérience intense. Un voyage au pays de l’image et du son, où le mental du spectateur navigue autant que celui des personnages.  Un écran large, format 2.39, qu’Amin Sidi-Boumediène et son chef opérateur Kanamé Onoyama investissent avec une force plastique brute mais imposante. Comment donner à voir et à entendre le traumatisme, la terreur, la folie? Entreprise épineuse quand elle rend compte d’une réalité, fusse-t-elle traduite par la métaphore. Car, pour mieux transcrire l’absurdité des hommes et de la violence, réel et onirisme sont ici savamment fondus. Une matière mouvante de deux heures et quart, entre rêve et cauchemar. »

Bande à part  (juillet 2020)

Abou Leila a été sélectionné à la semaine de la critique à Cannes en 2019 et a obtenu le prix de la critique au festival de Montpellier en 2019

Bande annonce