{"id":2961,"date":"2021-03-08T12:03:19","date_gmt":"2021-03-08T11:03:19","guid":{"rendered":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/?post_type=actualites&#038;p=2961"},"modified":"2021-03-15T10:22:34","modified_gmt":"2021-03-15T09:22:34","slug":"les-films-preferes-des-festivaliers","status":"publish","type":"actualites","link":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/actualites\/les-films-preferes-des-festivaliers\/","title":{"rendered":"les films pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des festivaliers"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Les films pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des festivaliers au cours des 10 premi\u00e8res \u00e9ditions de Visions d&rsquo;Afrique<\/h4>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le sondage<\/h2>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>En avril 2020, un sondage avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 pour d\u00e9terminer quels \u00e9taient les films pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des festivaliers parmi les 147 qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s en 10 ans de Visions d&rsquo;Afrique.<\/p><p>Lanc\u00e9 au d\u00e9but de ce que les historiens appellent d\u00e9j\u00e0 le \u00ab\u00a0premier confinement\u00a0\u00bb, ce sondage a \u00e9t\u00e9 pour les 106 festivaliers consult\u00e9s l&rsquo;occasion de briser leur isolement et de se rem\u00e9morer de tr\u00e8s bons souvenirs et, parfois, de d\u00e9battre par mail avec d&rsquo;autres afrocin\u00e9philes.<\/p><p>32 % d&rsquo;entre eux ont accept\u00e9 de r\u00e9pondre, exprimant 160 choix (chacun pouvait citer cinq films au maximum) portant sur 59 films et 52 r\u00e9alisateurs.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Les films projet\u00e9s au cours des \u00e9ditions les plus r\u00e9centes du festival ont bien s\u00fbr \u00e9t\u00e9 favoris\u00e9es dans ce sondage, puisque leur souvenir \u00e9tait plus vif, mais surtout le nombre de festivaliers pr\u00e9sents aux premi\u00e8res \u00e9ditions, encore confidentielles, \u00e9tait bien moindre que vers la fin de la d\u00e9cennie. \u00c0 titre d&rsquo;illustration, les festivaliers n&rsquo;ont mentionn\u00e9 que 17 films projet\u00e9s au cours de 5 premi\u00e8res \u00e9ditions contre 42 pour les 5 suivantes.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence des r\u00e9alisateurs \u00e0 Visions d&rsquo;Afrique a aussi influ\u00e9 sur le choix des festivaliers. Ceux d&rsquo;entre eux qui ont eu la chance de les rencontrer se souviennent n\u00e9cessairement du charisme de <strong>Yousri Nasrallah<\/strong>, du charme de <strong>Raja Amari<\/strong> et de <strong>Pocas Pascoal<\/strong>, de la truculence de <strong>Jean Odoutan<\/strong>, des convictions de <strong>Dani Kouyat\u00e9 <\/strong>et de <strong>Newton Aduaka, pour ne citer qu&rsquo;eux\u2026<\/strong><br>M\u00eame si ce sondage n&rsquo;a pas d&rsquo;ambition de classement, ses r\u00e9sultats n&rsquo;en demeurent pas moins significatifs. C&rsquo;est aussi le support de bons souvenirs\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>La liste des 59 films figure en annexe ; pour chacun d&rsquo;entre eux, est indiqu\u00e9 sa disponibilit\u00e9 en DVD ou en VOD, pour permettre des \u00ab\u00a0s\u00e9ances de rattrapage\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les 13 films du \u00ab\u00a0top 10\u00a0\u00bb<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"212\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/Adam2019-212x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1713\"\/><figcaption>Adam, de Myriam Touzani<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Adam\u00a0\u00bb de Maryam Touzani, <\/strong>est un des deux films le plus souvent cit\u00e9 par les festivaliers. Ce tr\u00e8s joli film de femmes, gourmand, d\u00e9licat et g\u00e9n\u00e9reux raconte la rencontre d&rsquo;Aba, une veuve durcie par la vie, r\u00e9sign\u00e9e \u00e0 son sort, avec Samia, une jeune femme enceinte abandonn\u00e9e. Leur relation, d&rsquo;abord rude, s&rsquo;enrichit gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;entremise de la fille d&rsquo;Aba et, surtout, au plaisir partag\u00e9 de la cuisine et de la volupt\u00e9 du p\u00e9trissage de la p\u00e2te. Trois personnages tr\u00e8s attachants, des sc\u00e8nes film\u00e9es au plus pr\u00e8s qui nous am\u00e8nent dans leur intimit\u00e9, une belle lumi\u00e8re rappelant les peintres hollandais\u2026Un tr\u00e8s beau moment de cin\u00e9ma.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"221\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-221x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-513\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-221x300.jpg 221w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-768x1045.jpg 768w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-753x1024.jpg 753w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-18x24.jpg 18w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-26x36.jpg 26w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki-35x48.jpg 35w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2018\/08\/Rafiki.jpg 794w\" sizes=\"auto, (max-width: 221px) 100vw, 221px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u2018\u2019Rafiki\u2019\u2019 de Wanuri Kahiu<\/strong>, est donc l&rsquo;autre film le plus<br>souvent cit\u00e9. Ce Rom\u00e9o et Juliette moderne et lesbien est bien plus qu&rsquo;un film sur l&rsquo;homosexualit\u00e9. Il cherche avant tout et r\u00e9ussit \u00e0 montrer la modernit\u00e9 et le dynamisme du Kenya, la vie et la culture de jeunes urbains africains, le tout en s\u2019appuyant sur le th\u00e8me intemporel des amours impossibles.<br>Le film est un chef d\u2019\u0153uvre d\u2019\u00e9criture cin\u00e9matographique,<br>qualit\u00e9 somptueuse de la photo (portraits, paysages urbains, escaliers, ciels mauves en harmonie avec la coiffure d\u2019une h\u00e9ro\u00efne\u2026), rythme des plans, richesse des images etc.. Ce film a obtenu un joli succ\u00e8s commercial ; il devrait avoir une belle et longue vie sur les \u00e9crans.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/Papicha-200x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1698\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Papicha\u00a0\u00bb de Mounia Meddour <\/strong>est le troisi\u00e8me film pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des spectateurs sur 10 ans de Visions d&rsquo;Afrique ; il nous ram\u00e8ne \u00e0 Alger vers 1991, aux pr\u00e9mices de la d\u00e9cennie noire. Une \u00e9tudiante de 18 ans, persuade l&rsquo;administration de l&rsquo;universit\u00e9 et quelques unes de ses cons\u0153urs d&rsquo;organiser un d\u00e9fil\u00e9 de mode, au sein de la cit\u00e9. Les r\u00e9actions sont bien s\u00fbr n\u00e9gatives et la joliesse de cette bande de \u00ab\u00a0papichas\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0jolies gamines gentiment d\u00e9lur\u00e9es\u00a0\u00bb) sera confront\u00e9e \u00e0 une violence qui \u00e9tait jusqu&rsquo;alors inimaginable\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Au quatri\u00e8me rang, les festivaliers ont plac\u00e9 \u00ab\u00a0F\u00e9licit\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des temps\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La porte du Soleil\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Satin Rouge\u00a0\u00bb &amp; \u00ab\u00a0Yomeddine\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"201\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-201x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2979\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-201x300.jpg 201w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-686x1024.jpg 686w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-16x24.jpg 16w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-24x36.jpg 24w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis-32x48.jpg 32w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/felicite-alaingomis.jpg 724w\" sizes=\"auto, (max-width: 201px) 100vw, 201px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>La <strong>\u00ab\u00a0F\u00e9licit\u00e9\u00a0\u00bb d&rsquo;Alain Gomis <\/strong>est une femme forte, ind\u00e9pendante, chanteuse de bar<br>reconnue \u00e0 Kinshasa ; son fils doit \u00eatre op\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s un accident de moto et elle doit trouver de toute urgence l&rsquo;argent n\u00e9cessaire pour financer l&rsquo;op\u00e9ration et les soins, comme c&rsquo;est trop souvent le cas dans les h\u00f4pitaux,<br>m\u00eame publics dans cette r\u00e9gion du monde. Une vraie tranche de vraie vie de vrais gens. Du cin\u00e9ma social africain, puissant et rythm\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film a la puissance et le charme de F\u00e9licit\u00e9, et l\u2019\u00e9nergie magique et d\u00e9jant\u00e9e de Kin. M\u00eame les sc\u00e8nes d\u2019ivresse d\u00e9pass\u00e9es y gardent de la tendresse.<br>Il montre aussi de fa\u00e7on r\u00e9aliste le fonctionnement d\u2019un h\u00f4pital dans une ville comme Kinshasa et, bien au-del\u00e0, comment l\u2019essentiel des populations de ces villes doit se battre pour survivre\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"210\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time-210x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1733\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time-210x300.jpg 210w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time-17x24.jpg 17w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time-25x36.jpg 25w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time-34x48.jpg 34w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2019\/09\/until-the-end-of-time.jpg 630w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des temps\u00a0\u00bb<\/strong> de<strong> Yasmine Chouikh<\/strong> raconte une Alg\u00e9rie toute en nuances, une histoire sur la recherche du bonheur malgr\u00e9 les conventions sociales, sur la situation des femmes, sur le poids et le statut de la religion, et tr\u00e8s accessoirement, sur la tentation de privatisation de services publics\u2026<br>L&rsquo;histoire se passe dans un village dont l&rsquo;activit\u00e9 est l&rsquo;accueil de p\u00e8lerins venus visiter le cimeti\u00e8re sans doute un symbole de l&rsquo;avenir de l&rsquo;Alg\u00e9rie. Joher, une veuve venue se pencher sur la tombe de sa s\u0153ur, se lie \u00e0 Ali, le fossoyeur ; leurs \u00e9changes et les anecdotes de la vie du village sont autant d&rsquo;allusions \u00e0 la situation de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne : le patriarcat familial, l&rsquo;ind\u00e9pendance progressive des femmes , la tentation n\u00e9o-lib\u00e9rale avec un projet de privatisation des rites fun\u00e9raires\u2026 C&rsquo;est charmant, tendre et joyeux mais discr\u00e8tement subversif\u2026<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"212\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_-212x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2980\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_-212x300.jpg 212w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_-17x24.jpg 17w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_-25x36.jpg 25w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_-34x48.jpg 34w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/51JP6JQEBFL._AC_SY445_.jpg 314w\" sizes=\"auto, (max-width: 212px) 100vw, 212px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec<strong> \u00ab\u00a0Satin rouge\u00a0\u00bb, Raja Amari<\/strong> nous raconte la renaissance \u00e0 la volupt\u00e9 d&rsquo;une femme qui se croyait \u00ab\u00a0rang\u00e9e\u00a0\u00bb : Lilia, une jolie veuve, gentille bourgeoise, se transforme en danseuse de cabaret orientale, en cachette de son entourage. Hiam Abbass (Lilia) est superbe, avec son regard transper\u00e7ant, ses sourires gourmands, son allure et la volupt\u00e9 de ses mouvements d\u00e8s qu\u2019elle entend de la musique. Raja Amari filme magnifiquement la danse ; sa cam\u00e9ra suit le mouvement des danseurs, y<br>entra\u00eenant les spectateurs. Ce film est assez ancien (2002), mais il n&rsquo;a pas vieilli.<\/p>\n\n\n\n<p>La pr\u00e9sence de Raja Amari \u00e0 l&rsquo;\u00e9dition 2017 reste dans la m\u00e9moire des festivaliers ; parmi les \u0153uvres qu&rsquo;elle nous avait pr\u00e9sent\u00e9es alors, deux autres films font partie des 30 films retenus par les festivaliers : \u00ab\u00a0Les  Secrets\u00a0\u00bb, un drame de la r\u00e9clusion dans une maison \u00e9trange, un d\u00e9cor d&rsquo;un bleu magique, et \u00ab\u00a0Printemps tunisien\u00a0\u00bb, les choix de vie tr\u00e8s diff\u00e9rents de trois amis \u00e0 quelques semaines de la chute de Ben Ali. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098-225x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2982\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098-225x300.jpg 225w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098-18x24.jpg 18w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098-27x36.jpg 27w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098-36x48.jpg 36w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/18391098.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0La porte du soleil\u00a0\u00bb de Yousri Nasrallah<\/strong> est une magnifique saga palestinienne de 1948 au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 ; la vraie vie des vrais gens, leurs attentes, leurs impatiences, leurs d\u00e9sespoirs, sur plusieurs g\u00e9n\u00e9rations\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Un film incontournable pour tous ceux qui essayent de comprendre les origines du probl\u00e8me palestinien. Long (4 h 38) mais prenant.<\/p>\n\n\n\n<p>Fort heureusement, Yousri Nasrallah ne cherche pas \u00e0 para\u00eetre objectif, mais il n\u2019est tendre avec personnes, surtout pas avec les politiques, quel que soit leur bord. Il l&rsquo;a \u00e9t\u00e9 encore moins au cours des d\u00e9bats passionnants que nous avions pu avoir avec lui en 2016. Deux autres films qu&rsquo;il nous avait pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e-l\u00e0 font partie des \u00ab\u00a0meilleurs choix\u00a0\u00bb des festivaliers : <strong>\u00ab\u00a0Le Ruisseau, le pr\u00e9 vert et le doux visage\u00a0\u00bb<\/strong> qui nous plonge dans une \u00c9gypte voluptueuse et gourmande \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;une noce campagnarde, et <strong>\u00ab\u00a0Femmes du Caire\u00a0\u00bb<\/strong>, un \u00ab\u00a0Sh\u00e9h\u00e9razade\u00a0\u00bb f\u00e9ministe traversant les nombreuses fractures de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne, et , .<\/p>\n\n\n\n<p>Les sept autres films du \u00ab\u00a0top 10\u00a0\u00bb sont<strong> \u00ab\u00a0C&rsquo;est eux les chiens\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Hope\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Maintenant ils peuvent venir\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Soleils\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Tant qu&rsquo;on vit\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Yaaba\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-225x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2983\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-225x300.jpg 225w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-768x1024.jpg 768w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-18x24.jpg 18w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-27x36.jpg 27w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547-36x48.jpg 36w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/21048491_20131010163051547.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour ceux qui ont vu <strong>\u00ab\u00a0C&rsquo;est eux les chiens\u00a0\u00bb du marocain Hicham Lasri,<\/strong> un stabilisateur de v\u00e9lo, seul et d\u00e9pareill\u00e9 a presque la valeur d&rsquo;un totem, symbole d&rsquo;amour paternel, d&rsquo;une amn\u00e9sie qui n&rsquo;oublie pas tout, et d&rsquo;une mis\u00e9rable r\u00e9sistance \u00e0 la r\u00e9pression politique aveugle. <br>L&rsquo;histoire est belle et triste, commence comme un conte, mais s&rsquo;av\u00e8re \u00eatre un pamphlet politique : vers 2010, une \u00e9quipe de tournage de la t\u00e9l\u00e9vision tombe sur un \u00e9trange personnage, Majhoul, semble-t-il amn\u00e9sique. On comprend progressivement qu&rsquo;il est une victime du syst\u00e8me r\u00e9pressif marocain des ann\u00e9es 80. Chaotique, d\u00e9jant\u00e9, plein d&rsquo;humour sur un sujet grave ; belles images fugaces imm\u00e9diatement interrompues par les parti-pris de l&rsquo;auteur de nous faire partager l&rsquo;inconfort mental de Majhoul. Jolie et triste chute.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"225\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2-225x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2984\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2-225x300.jpg 225w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2-18x24.jpg 18w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2-27x36.jpg 27w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2-36x48.jpg 36w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/55144048-4559-48fe-9b05-c45541c9417e_2.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Avec <strong>\u00ab\u00a0Hope\u00a0\u00bb, Boris Lojkine<\/strong> nous entra\u00eene dans le p\u00e9riple transsaharien d&rsquo;un groupe de migrants. Un jeune camerounais \u00e9paule une nig\u00e9riane, Hope. Leurs relations pendant le reste du voyage h\u00e9sitent entre solidarit\u00e9, exploitation et amour. Profonde et troublante docu-fiction, produit d&rsquo;une d\u00e9marche de documentariste (on pense \u00e0 \u00a0\u00bbBilal sur la route des clandestins\u00a0\u00bb), et d&rsquo;enqu\u00eates \u00e0 la rencontre de migrants au Maroc, dans les \u00a0\u00bbghettos\u00a0\u00bb o\u00f9 ils se regroupent par origine. <\/p>\n\n\n\n<p>Les acteurs, des migrants recrut\u00e9s au Maroc, pendant leur propre p\u00e9riple, sont excellents. Ils parlent leurs propres langages, entre langue traditionnelle d&rsquo;origine, fran\u00e7ais m\u00e9tiss\u00e9 ou pidgin. Deux questions s&rsquo;imposent apr\u00e8s ce film : qu&rsquo;est devenue Endurance Newton, la migrante qui joue Hope dans le film ? Comment se construit la d\u00e9cision de ces migrants de se lancer dans ce p\u00e9riple (la derni\u00e8re grande aventure humaine, plus incertaine que les voyages spatiaux) vers une Europe sans doute largement fantasm\u00e9e ?<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"218\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir-218x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2985\" srcset=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir-218x300.jpg 218w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir-17x24.jpg 17w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir-26x36.jpg 26w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir-35x48.jpg 35w, https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2021\/03\/Maintenant_ils_peuvent_venir.jpg 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 218px) 100vw, 218px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Maintenant ils peuvent venir\u00a0\u00bb<\/strong> de <strong>Salem Brahimi <\/strong>nous ram\u00e8ne \u00e0 Alger, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 ; le socialisme est un r\u00eave ancien qui finit de partir en miettes et les barbus du FIS sont de plus en plus pesants. \u00c0 travers les yeux d&rsquo;un cadre d\u2019une entreprise d\u2019\u00c9tat nous constatons d\u2019abord une aggravation de la d\u00e9confiture \u00e9conomique, parall\u00e8lement la mont\u00e9e progressive de la terreur, per\u00e7ue de fa\u00e7on tr\u00e8s intime, et la d\u00e9composition de sa vie familiale.<br>Avec sobri\u00e9t\u00e9 et peu de sc\u00e8nes violentes, Salem Brahimi parvient \u00e0 nous faire ressentir de fa\u00e7on r\u00e9aliste la menace permanente de la sauvagerie telle qu\u2019elle \u00e9tait subie par la population.<br>Seul b\u00e9mol, la chute qui se veut sans doute symbolique, mais \u00ab\u00a0Maintenant ils peuvent venir\u00a0\u00bb gardera une grande valeur historique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"218\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/09\/soleils-218x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2492\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Soleils\u00a0\u00bb <\/strong>de <strong>Olivier Delahaye et Dani Kouyat\u00e9 <\/strong>est un \u00a0\u00bbobjet\u00a0\u00bb cin\u00e9matographique tr\u00e8s particulier, un tr\u00e8s riche et joli voyage dans le temps et l&rsquo;espace \u00e0 la rencontre de l&rsquo;Afrique, de ses mythes et des visions qu\u2019on en a et qu\u2019on en a eues au fil du temps. Le film est tr\u00e8s plaisant m\u00eame si sa forme peut d\u00e9concerter : le propos est assez directement exprim\u00e9 par les acteurs, dans une sorte de conf\u00e9rence po\u00e9tique, bien rythm\u00e9e. Les \u00ab\u00a0soleils\u00a0\u00bb que nous fait rencontrer ce road-movie \u00e0 travers le temps et sont les penseurs qui ont fait l&rsquo;Afrique, depuis la Charte du Mand\u00e9 qui a d\u00e9fini les droits de l&rsquo;homme un demi mill\u00e9naire avant les \u00ab\u00a0n\u00f4tres\u00a0\u00bb ; le film les confrontent \u00e0 l&rsquo;europ\u00e9ano-centrisme coupable de nos philosophes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"300\" src=\"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/09\/Tant_qu_on_vit-200x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2496\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Tant qu\u2019on vit\u00a0\u00bb<\/strong> (\u00ab\u00a0Medan vi Lever\u00a0\u00bb en su\u00e9dois) est un de ces excellents films que l&rsquo;on a pu voir \u00e0 Visions d&rsquo;Afrique mais qui n&rsquo;ont pas eu d&rsquo;existence commerciale en France. <strong>Dani Kouyat\u00e9<\/strong>, burkinab\u00e9 install\u00e9 en Su\u00e8de depuis 10 ans, nous parle avec charme et pr\u00e9cision de m\u00e9tissage, de la fa\u00e7on dont, dans une famille aux r\u00e9f\u00e9rences culturelles multiples, les individus se construisent et \u00e9voluent. Issu d\u2019une lign\u00e9e de griots, il excelle aussi \u00e0 \u00e9voquer ce que la musique peut parfois produire, mais aussi les pr\u00e9jug\u00e9s sociaux qui y sont souvent li\u00e9s. Quand il nous raconte tout \u00e7a \u00e0 travers le regard lumineux de l&rsquo;actrice anglaise Josette Bushell Mingo, il a gagn\u00e9 !<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Yaaba\u00a0\u00bb de Idrissa Ou\u00e9draogo date de 1989 et est l&rsquo;un des \u00ab\u00a0classiques\u00a0\u00bbdu cin\u00e9ma africain que Visions d&rsquo;Afrique a tenu \u00e0 honorer. Il nous conte l&rsquo;amiti\u00e9 complice que deux gamins nouent avec une vieille sorci\u00e8re mis\u00e9rable, mise au ban du village. Ces trois personnages sont magnifiques.<br>Idrissa Ou\u00e9draogo donne une vision souriante et douce de l&rsquo;Afrique, loin des clich\u00e9s mis\u00e9rabilistes ou violents. Il a su aussi, avec le peu de moyens dont il disposait, montrer \u00a0\u00bbde l&rsquo;int\u00e9rieur\u00a0\u00bb la vie du village gr\u00e2ce notamment \u00e0 quelques uns de ses acteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s. Un classique incontournable !<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les r\u00e9alisateurs<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Les dix r\u00e9alisateurs dont les films ont \u00e9t\u00e9 le plus souvent mentionn\u00e9s par les festivaleirs sont, dans l&rsquo;ordre :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>1) ex-aequo : Maryam Touzani, pour le film Adam, Wanuri Kahiu pour Rafiki, Raja Amari pour \u00ab\u00a0Satin rouge\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Les secrets\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Printemps tunisien\u00a0\u00bb et Yousri Nasrallah pour \u00ab\u00a0La porte du soleil\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Femmes du Caire, et \u00ab\u00a0Le ruisseau, le pr\u00e9 vert et le doux visage\u00a0\u00bb<br>5) viennent ensuite Dani Kouyat\u00e9 pour \u00ab\u00a0Tant qu&rsquo;on vit\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Soleils\u00a0\u00bb, et Mounia Meddour pour \u00ab\u00a0Papicha\u00a0\u00bb,<br>7) puis Alain Gomis pour \u00ab\u00a0F\u00e9licit\u00e9\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb<br>8) AB Shawsky pour \u00ab\u00a0Yomeddine\u00a0\u00bb, et Yasmine Chouikh pour \u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin des temps\u00a0\u00bb. 10) et Boris Lojkine pour \u00ab\u00a0Hope\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La diffusion commerciale des films vus<\/h3>\n\n\n\n<p>Un des r\u00f4les d&rsquo;un festival comme Visions d&rsquo;Afrique est de nous faire d\u00e9couvrir des \u0153uvres \u00ab\u00a0rares\u00a0\u00bb et il est assez normal d&rsquo;y voir des films dont la diffusion reste limit\u00e9e voire confidentielle.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut noter cependant que, au fil des ann\u00e9es, les films africains ont une bien meilleure diffusion commerciale en salle.<br>Ainsi assez r\u00e9cemment \u00ab\u00a0Atlantique\u00a0\u00bb de Mati Diop, \u00ab\u00a0Papicha\u00a0\u00bb de Mounia Meddour, \u00ab\u00a0Adam\u00a0\u00bb de Maryam Touzani ou \u00ab\u00a0Lamb\u00a0\u00bb de Yared Zeleke ont eu un succ\u00e8s significatif sur les \u00e9crans fran\u00e7ais. Ceci concerne proportionnellement davantage les films maghr\u00e9bins, notamment marocains, du fait d&rsquo;un syst\u00e8me efficace d&rsquo;avance sur recettes.<\/p>\n\n\n\n<p>A l&rsquo;oppos\u00e9, m\u00eame en cette triste p\u00e9riode o\u00f9 les salles sont ferm\u00e9es, il est troublant, voire triste de constater que nombre des \u00ab\u00a0bons films\u00a0\u00bb que nous y avons vus n&rsquo;ont eu, jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, qu&rsquo;une \u00ab\u00a0vie commerciale\u00a0\u00bb des plus limit\u00e9es, tr\u00e8s loin de leurs m\u00e9rites.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les 59 films qui ont le plus retenu l&rsquo;int\u00e9r\u00eat des festivaliers, trois n&rsquo;ont eu aucune \u00ab\u00a0vie commerciale\u00a0\u00bb en France. Nous avons choisi de les saluer de fa\u00e7on sp\u00e9cifique ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi eux, <strong>\u00ab\u00a0Tant qu&rsquo;on vit\u00a0\u00bb<\/strong> de Dani Kouyat\u00e9, projet\u00e9 en 2017. Dani Kouyat\u00e9 a pris la peine de faire une version fran\u00e7aise de son film su\u00e9dois \u00ab\u00a0Medan vi lever\u00a0\u00bb de 2016, qui n&rsquo;a pas encore trouv\u00e9 de circuit de distribution.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0La 5\u00e8me corde\u00a0\u00bb de Selma Bargach, projet\u00e9 en 2012, nous racontait quant \u00e0 lui la passion d\u2019un jeune de 18 ans pour la musique traditionnelle et le luth, et sa qu\u00eate de Casablanca vers Tanger et Essaouira, entre le respect des canons traditionnels et la cr\u00e9ation, n\u00e9cessairement novatrice. Tr\u00e8s belles r\u00e9f\u00e9rences, notamment cin\u00e9matographiques, sur les traces d\u2019Orson Welles \u00e0 Mogador. Ce film a \u00e9t\u00e9 prim\u00e9 au Festival du cin\u00e9ma africain de Khouribga en 2011, mais n&rsquo;a pas eu depuis lors une \u00ab\u00a0existence commerciale\u00a0\u00bb visible.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Our Madness\u00a0\u00bb de Jo\u00e3o Viana,<\/strong> un film noir et blanc, onirique et \u00e9sot\u00e9rique comme on n\u2019en fait plus, au milieu de superbes ruines de fortification et d\u2019\u00e9glises de l&rsquo;\u00eele de Mozambique, quatre femmes jouant de la musique sur un sommier m\u00e9tallique comme sur une harpe, un sommier et un matelas transform\u00e9s en avion de r\u00eave, une une salle de cin\u00e9ma occup\u00e9e par des ch\u00e8vres\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En avril 2020, un sondage avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 pour d\u00e9terminer quels \u00e9taient les films pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des festivaliers parmi les 147 qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s en 10 ans de Visions d&rsquo;Afrique.<\/p>\n","protected":false},"featured_media":2921,"parent":0,"template":"","class_list":["post-2961","actualites","type-actualites","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"uagb_featured_image_src":{"full":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28.jpg",1024,682,false],"thumbnail":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28-150x150.jpg",150,150,true],"medium":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28-300x200.jpg",300,200,true],"medium_large":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28-768x512.jpg",768,512,true],"large":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28.jpg",1024,682,false],"1536x1536":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28.jpg",1024,682,false],"2048x2048":["https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2020\/12\/visions-d-afrique_2020-28.jpg",1024,682,false]},"uagb_author_info":{"display_name":"Julien","author_link":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/author\/"},"uagb_comment_info":0,"uagb_excerpt":"En avril 2020, un sondage avait \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 pour d\u00e9terminer quels \u00e9taient les films pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des festivaliers parmi les 147 qui avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s en 10 ans de Visions d'Afrique.","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-json\/wp\/v2\/actualites\/2961","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-json\/wp\/v2\/actualites"}],"about":[{"href":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-json\/wp\/v2\/types\/actualites"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2921"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/visionsdafrique.fr\/2024\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2961"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}