Sofia Djama

Sofia Djama est née à Oran.
Après des études de lettres et de langue étrangère, elle s’installe à Alger et travaille dans la publicité. Elle écrit des nouvelles: l’une d’entre elles lui fournira le sujet de son premier courtmétrage réalisé en 2012 « Mollement un Samedi Matin ».
Ce premier film sera doublement primé au Festival de Clermont-Ferrand et dans de nombreux festivals et largement diffusé par les chaînes de télévision (ARTE,CINE +, France Television…).

Son premier long métrage,« Les Bienheureux », est sélectionné en 2107 en compétition officielle à la Mostra de Venise dans la section Horizons. L’actrice principale du film, Lyna Khoudri, se voit décerner le prix d’interprétation féminine, il reçoit aussi le Brian Awward qui récompense un film qui défend les valeurs de respect des droits humains, de la démocratie, du pluralisme, de la liberté de penser et le prix Lina Mangiacapre (un film qui change les représentations et les images des femmes au cinéma).

Le film a obtenu par ailleurs le Bayard de la meilleure oeuvre de fiction au Festival de Namur et le Prix du Meilleur Premier Film au Cinemed de Montpellier en 2017.


Filmographie

2017 – Les Bienheureux (LM)
2012 – Les 100 pas de Monsieur X (CM)
2012 – Mollement, un Samedi Matin (CM)

Nabil Ayouch

Nabil Ayouch est né en 1969 à Paris. Après des cours de théâtre et de mise en scène chez Sarah Boréo et Michel Granvale (1987/1990), il se passionne pour le cinéma et effectue de nombreux stages.

Il débute comme assistant et réalise à partir de 1992 des spots publicitaires puis trois courts métrages (1992″Les pierres bleues » en 1992 , « Hertzienne Connexion « en 1993, « Vendeur de silence » en 1994) qui remportent de nombreux prix. C’est en 1997 qu’il réalise son premirer long métrage « Mektoub » qui obtient un grand succès au Maroc avec 350 000 entrées et représente le pays aux Oscars.

En 1999, il met en scène le Spectacle de Gala marquant l’ouverture du « Temps du Maroc » au Château de Versailles puis il tourne, en 2000, son deuxième film, « Ali Zaoua, prince de la Rue », qui est couronné de l’Etalon d’Or au Fespaco en 2001. Entre 2000 et 2003, il crée le Prix Mohamed Reggab qui a pour objet de récompenser les meilleurs scénarios : il produit ainsi huit courts métrages de jeunes talents.

En 2002, il participe à la collection « Masculin/Féminin » de ARTE avec « Une minute se soleil en moins ». Depuis cette date, Nabil Ayouch a poursuivi son action dans le domaine de la production en créant en 2005 la société « Film Industry made in Marroco » qui a produit 30 longs métrages.

Il a par ailleurs, entre 2008 et 2018, réalisé 5 longs métrages (dont un documentaire sur les palestiniens « My land » en 2011 ) qui ont abordé des sujets très divers , la danse orientale ( Whatever Lola Wants ), la jeunesse et le terrorisme urbain (Les chevaux de Dieu), la prostitution au Maroc, (Much Loved) et la situation sociale marocaine (Razzia).

Ces films n’ont pas laissé indifférents, notamment « Much loved  » ( 2015 ) , qui a été interdit au Maroc et son dernier film, « Razzia », qui trace un portrait très critique de l’évolution de la société marocaine.


Filmographie

2018 – Razzia (LM)
2015 – Much Loved (LM)
2012 – Les Chevaux de Dieu (LM)
2011 – My Land (LM / DOC)
2008 – Whatever Lola Wants (LM)
2002 – Une Minute de Soleil en Moins (LM)
2000 – Ali Zaoua Prince de la Rue (LM)
1999 – Mektoub (LM)
1991 – Vendeur de Silence (CM)
1990 – Les Pierres Bleues du Désert (CM)
1990 – Hertzienne Connexion (CM)

Meryem Benm’Barek

Meryem Benm’ Barek, née le 21 juillet 1984 à Rabat, est une scénariste et réalisatrice marocaine.
Fille d’un diplomate, benjamine d’une fatrie de trois enfants, elle est amené à quitter le Maroc à 6 ans, et à vivre à Bruxelles puis à La Rochelle. Après son bac, elle se rend à Paris, prend des cours de théâtre à l’ École internationale de création audiovisuelle et de réalisation, et au cours Florent. Elle est également inscrite à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) en langue et civilisation arabe. Elle a ensuite quelques expériences en France comme au Maroc dans des films et au théâtre. Elle part également filmer pendant quatre mois en Jordanie, Palestine et au Liban.

Elle est admise en 2010 à l’Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (INSAS) de Bruxelles, en option Réalisation. Elle réalise un essai cinématographique sur le printemps arabe, After Shave, un documentaire, Penthésilée, et une fiction, Nor. Puis elle écrit le scénario et réalise le court-métrage Jennah, film de fin d’étude, en 2014, qui obtient le Grand prix du meilleur court-métrage au festival de Rhode Island aux États-Unis, lui permettant également de concourir aux Oscars 20151. En parallèle de ces première réalisations cinématographiques, elle expose une création radiophonique How Does It Sound? au V&A Museum of Childhood de Londres et à la Biennale de São Paulo.

Son premier long-métrage, Sofia, est sélectionné dans la catégorie Un certain regard, au Festival de Cannes 2018. Elle y évoque ce que vivent les femmes marocaines enceintes d’un enfant hors mariage, encourrant la prison (relations sexuelles hors mariage interdites par la loi). Particulièrement ovationné à sa projection, ce film se voit décerner le prix du meilleur scénario, dans sa catégorie. En août 2018, ce film fait partie des films en compétition officielle au Festival du film francophone d’Angoulême (FFA), et obtient là aussi le prix du meilleur scénario.

À sa sortie en salle, en septembre 2018, il bénéficie à nouveau d’un accueil positif de la critique


Filmographie

2018 – Sofia
2014 – Jennah (court métrage)

Simon Rouby

Simon Rouby est né à Lyon en 1980.
Il a pratiqué très jeune la peinture puis la sculpture. Il a étudié le dessin pendant deux années à l’Ecole Emile Cohl puis l’animation à l’École des Gobelins à Paris . Il en sort diplômé en 2017, avant de partir étudier à Los Angeles aux États-Unis.

Ces études lui permettent de réaliser ses premiers courts métrages: « Blindspot » aux Gobelins en 2007 et « Le Présage à Calarts » la même année. En 2010, il réalise La Marche, autre court métrage, produit par Naïa Productions. « La Marche » est sélectionné dans plusieurs festivals d’animation en France et à l’étranger.

En 2011, il se lance avec le scénariste Julien Lilti dans la conception d’un premier long métrage, « Adama », qui sort en 2015. Simon Rouby s’intéresse aux techniques d’animation hybrides, en mêlant notamment la sculpture à la modélisation en images de synthèse.
Simon Rouby a été sélectionné, parmi plusieurs centaines de candidats, pour faire partie des 15 lauréats de la promotion 2016 de l’Académie de France à Rome.

Durant 12 mois, il travaille sur son projet intitulé Terra Incognita en vue de l’écriture d’un second long-métrage d’animation.


Filmographie

2014 – Adama (LM)
2012 – Yellow Line (vidéo)
2010 – La Marche
2010 – Blind Spot
2010 – Le Présage

Yared Zeleke

Né à Addis Abeba, où il a été élevé par sa grand-mère, Yared Zeleke a quitté l’Ethiopie pour les Etats-Unis et Washington en 1987 à l’âge de 8 ans, pour retrouver son père qui avait fui la dictature communiste.

Il s’est d’abord tourné vers l’agronomie avant de faire des études de cinéma à la Tisch School of the Arts de l’Université de New York où il a eu comme professeur le réalisateur Todd Solondz.

Pour gagner sa vie, il a travaillé pour des ONG en Norvège, en Namibie et aux Etats-Unis avant de se lancer dans la réalisation de courts métrages documentaires (Allula-2011- et Tigist , documentaire sur une jeune éthiopienne qui rêve de devenir pilote de ligne) ou de fiction ( Housewarming 2012).
Il a également travaillé pour le réalisateur Joshua Litle sur le documentaire « Hip-Hop le monde est à vous » (The Furious Force of Rhymes), récompensé par de nombreux prix.

Revenu en Ethiopie, il a créé avec Ama Apadu, productrice anglo-nigériane, sa propre société de production, Slum Kid Films. Pour financer et produire « Lamb », son premier long métrage, en 2014, Yared Zeleke a à la fois collaboré avec Wassakara Productions du réalisateur franco-ivoirien Philippe Lacôte, mais aussi fait appel à plusieurs institutions européennes.

Il est le premier réalisateur éthiopien dont un film a été sélectionné à Cannes, dans la section Un Certain Regard en 2015.


Filmographie

2014 – Lamb (LM)
2012 – Housewarning (CM)
2011 – Allula (CM)
2010 – Tigist (CM)

Wanuri Kahiu

Wanuri Kahiu est né à Nairobi en 1980 dans une famille de la bourgeoisie.
Elle quitte en 1996 le Kénya pour la Californie où elle entreprend des études de gestion. Elle s’intéresse au cinéma , noue des relations avec les milieux d’Hollywood et entreprend un master en direction de cinéma et de télévision à l’Université de Californie à Los Angeles en 2003.

Après quelques documentaires et courts métrages, elle réalise son premier long métrage « From a Whisper » en 2008 . Il reçoit un prix au festival Panafricain de Los Angeles. En 2010, son court métrage de science-fiction de 21′ « Pumzi » est très apprécié. Il est présenté au festival de Sundance et obtient un prix à Carthage et à Venise (le prix Citta di Venezia 2010).
Son deuxième long métrage « Rafiki » est le premier film kényam sélectionné à Cannes (dans la Section Un Certain Regard en 2018).
Il a été interdit au Kénya en raison de son sujet, les amours contrariés de deux jeunes adoslescentes.
Wanurt Kahiu est également l’auteur de livres pour enfants et co-fondatrice d’AFROBUBBLEGUM, une société de médias qui soutient, crée et commande de l’art africain « amusant, féroce et frivole ».


Filmographie

2018 – Rafiki LM
2009 – Pumzi CM
2009 – For Our Land DOC
2009 – From a Whisper LM
2007 – Ras Star CM

Rungano Nyoni

Rungano Nyoni est née en 1982 à Lusaka en Zambie, a grandi au Pays de Galles, et vit actuellement au Portugal.
Elle est diplômée de l’université de Birmingham et a suivi une formation d’actrice à l’University of Arts de Londres.

En 2010, elle réalise son premier court-métrage, « The List », et remporte un prix de la British Academy Film. Puis son court-métrage » Mwansa The Great  » est sélectionné dans plus de 100 festivals et remporte plus de 20 prix.
Elle co-écrit ensuite le court-métrage » The Mass of Men » qui remporte le Léopard d’Or à Locarno en 2012.

Son dernier court métrage » Listen », coréalisé et présenté à la Quinzaine des Réalisateurs dans le programme de la Nordic Factory, a été nommé aux Oscars. Rungano Nyoni a été résidente de la Cinéfondation, en 2013.

« I am not a Witch »( Je ne suis pas une sorcière) est son premier long-métrage .
Développé au sein de la Résidence de la Cinéfondation, le film était en sélection à la Quinzaine des Réalisateurs au festival de Cannes en 2017 et a fait la clôture de la section Discovery du festival de Toronto 2017.


Filmographie

2017 – I Am Not A Witch (Je ne suis pas ne sorcière) (LM)
2014 – Listen (CM co-réalisé)
2012 – The Mass of Men (CM co-réalisé)
2011 – Mwansa le grand (CM)
2010 – The list (CM)

Emmanuel Gras

Emmanuel Gras est né à Cannes en 1976.
Il s’est tourné vers le cinéma après des études d’Histoire et à intégré en 1997 l’Ecole Nationale Supérieure Louis-Lumière, section Image.
Assistant opérateur puis chef-opérateur sur de nombreux films à partir de 1996, il part après ses études, en 2001-2002, en tant que coopérant « cinéma », au centre culturel français de Beyrouth.

Depuis 2000, il a écrit et réalisé de nombreuses courts métrages de fiction et documentaires.
Plusieurs de ses courts métrages ont été sélectionnés dans les festivals, notamment au Festival du Court Métrage de Clermond-Ferrand (une petite note d’humanité en 2004).

Son premier long-métrage documentaire « Bovines » , présenté à Cannes en 2011, a été plébiscité par le public à sa sortie et nommé pour le César 2013 du meilleur documentaire. Son dernier long métrage « Makala » a obtenu le Grand Prix de la Critique à Cannes en 2017.


Filmographie

2017 – Makala – LM – Documentaire
2015 – 300 Hommes – LM – Documentaire co-réalisé avec Aline Dalbis
2013 – Être vivant – CM
2011 – Bovines – LM – Documentaire
2007 – Soudain ses mains – CM
2005 – Twenty Lovely Superstrar– CM – Documentaire
2004 – Une petite note d’humanité – CM
2002 – La Motivation !– CM – Documentaire

Apolline Traoré

Apolline Traoré est née à Ouagadougou au Burkina Faso en 1976.
Durant son enfance, elle a voyagé à travers le monde avec son père qui travaillait pour la FAO (Nations Unis). A 17 ans, elle s’inscrit au Emerson College à Boston (USA), et décroche sa Licence en Art Média en 1998.

De 1998 à 2001, elle travaille à Los Angeles dans de petites entreprises cinématographiques.
Elle réalise plusieurs courts métrages notamment « Le Prix de l’ignorance » en 2000 et en 2003 « Kounandi » (La Personne qui porte chance) sur le sort d’une naine rejetée de tous. Le film est sélectionné au Festival de Toronto en 2004.
En 2004, « Sous la Clarté de la Lune » est son premier long métrage fiction.
Elle rentre au Burkina Faso en 2005 et travaille avec Idrissa Ouédraogo.
En 2008, elle réalise une série télévisé, Le Testament .

Son second long métrage « Moi Zaphira ! » (2013), est présenté au Fespaco en 2013.
La principale actrice du film, Mariam Ouédraogo, reçoit le Prix de la meilleure interprétation féminine.

« Frontières » (2018) est son troisième long métrage.
Il a été récompensé par deux prix en février 2017 au Fespaco, le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou.

– Quelles sont vos références cinématographiques sur le continent et ailleurs?
« Je ne parlerai pas de référence mais de quelqu’un qui m’a beaucoup soutenue. Idrissa Ouédraogo (le cinéaste burkinabè disparu en février 2018) m’a tenu la main. Il a été mon mentor parce que j’étais complètement perdue quand je suis rentrée au Burkina. ….J’ai connu ce cinéma à travers lui. Et j’essaie d’en apprendre davantage tout en essayant de me détacher de cette culture américaine. Autrement, je suis touchée et impressionnée par le travail du cinéaste polonais Krzysztof Kieślowski, l’auteur de la trilogie Bleu, Blanc, Rouge. C’était ma bible……. »

Interview d’Appoline Traoré par Falila Gbadamassi (Geopolis -Afrique) Publié le 23/05/2018)


Filmographie

2018 – Frontières (LM)
2013 – Moi Zéphira (LM)
2008 – Le Testament (série TV)
2004 – Sous la Clarté de la Lune (LM)
2003 – Kounandi (CM)
2000 – Le prix de l’Igorance (CM)

Dieudo Hamadi

Dieudo Hamadi est originaire de Kisangani, en République Démocratique du Congo où il est né en 1984.
Après avoir entrepris des études médicles, il s’oriente vers le cinéma en participant à des Ateliers documentaires et des cours de montage.

Il travaille comme monteur, producteur, et assistant-réalisateur, notamment avec Suka! Productions (Le Cap, Afrique du Sud).
En 2009, il réalise deux courts-métrages documentaires, »Dames en attente »(26′) et »Tolérance zéro »(26′) qui sont sélectionnés dans plusieyrs festivals (Berlinale, cinéma du réel, festival de Toronto, Carthage 2010).

Son premier long métrage documentaire, « Atalaku », sort en 2013 et remporte le Prix Joris Ivens du meilleur premier film au Festival du Cinéma du Réel en 2013.

Il tourne à Kisangani, en 2014, son second long métrage « Examen d’Etat » qui reçoit de très nombreux prix (Agadir, cinéma du réel) et contribue à le faire connaître. Son troisième long métrage « Maman Colonelle » est mis en chantier en 2015 et sort en 2017. Il est le premier film african à remporter le Grand Prix du cinéma du Réel à Paris en 2017.
Son dernier film « Kinshasa Makambo » a été présenté à la Berlinale en 2018.


Filmographie

2018 – Kinshasa Makambo (LM)
2017 – Maman Colonelle (LM)
2014 – Examen d’Etat (LM)
2013 – Atalaku (LM)
2010 – Congo In Four Acts (4 courts-métrages)
2009 – Dames en attente