2 soirées associant musique & cinéma

Comme les années précédentes la musique sera de la Fête, associée au cinéma lors de la soirées d’ouverture le 17 octobre à l’Eldorado et lors de la soirée de clôture le 23 octobre à l’Estran.

1 – La soirée d’ouverture du Festival / Mer. 17 oct. à 20h30 à l’Eldorado

MUSIQUE

Le groupe SANOU

L’animation musicale de la soirée d’ouverture a été confiée par le service culturel de la ville de Saint-Pierre d’Oléron au groupe « SANOU », orchestre de musique mandingue réuni autour d’un répertoire de musique du Burkina Faso. Issouf Sanou, flûtiste virtuose de Bobo-Dioulasso (Burkina-Faso) et chanteur de la formation, en a composé le répertoire C’est autour de lui que le groupe s’est formé, réunissant six musiciens passionnés de musiques d’Afrique de l’Ouest. La formation regroupe Mélissa et Ophélia Hié, au Djembé et Balafon, membres notamment du groupe Benkadi, ainsi que Thomas Darthiail, Pépito Pouget et Léo Machelart, membres notamment d’Afro Social Club (Afrobeat).

CINEMA – « Razzia » de Nabil Ayouch

La 9è édition de Visions d’Afrique débutera avec le film « Razzia » réalisé par le cinéaste marocain Nabli Ayouch dont il représente le 7è long métrage.
Le film suit les destins de cinq personnages confrontés aux difficultés sociales qui affectent la société marocaine dont il trace un tableau critique.

« Un film coup de poing servi par un magnifique casting impeccable …… Une admirable réponse à l’intolérance. Rageur. Politique. Intense. Renversant. Un vibrant cri avant la nuitée. »
_ Sébastien Boully (Benzine)


2 – La soirée de clôture du festival / Mar. 23 oct. à 21h à l’Estran

Un Ciné-Concert exceptionnel : « Voyage au Congo » (1927) ( 117′) de Marc Allégret

André Gide chargé par le Ministère des Affaires Etrangères de réaliser une mission en Afrique Equatoriale a engagé comme secrétaire, pour ce voyage, Marc Allégret, fils d’un de ses amis. Ce dernier a choisi de faire des photos et de réaliser un film, après une rapide initiation au maniement de la caméra. Tous deux quittent la France en juillet 1925 et reviennent en mai 1926 , après un voyage de 11
mois qui les conduit du Congo au lac Tchad.

André Gide publie ses récits de voyage en 1927 (Voyage au Congo) et en 1928 (Retour du Tchad) qui ont un grand retentissement, en raison notamment des critiques formulées contre le système colonial… Marc Allégret termine son film qui est projeté en 1927.
Sa caractéristique : le film s’intéresse prioritairement aux populations rencontrées, à leurs mœurs et à leurs coutumes au détriment du voyage lui-même et des coloniaux absents.

« Ce que nous avons cherché à montrer dans ce film ? Cela se résume en un mot : la Beauté. Au lieu de nous complaire à photographier des êtres déformés ou étranges, des anomalies ou des laideurs, au lieu de surprendre le spectateur par des voies inattendues, nous voudrions l’émouvoir par la beauté de ces races qui est grande. Et nous nous sommes effacés du lieu autant que nous pouvions. »
_André Gide, Comœdia, 25 février 1927

Le film que nous présentons est la version restaurée par les Films du Panthéon et les Films du Jeudi, avec le soutien du CNC, en collaboration avec la Cinémathèque française et avec l’aide du
British Film Institute.

Musique d’accompagnement

Mauro Cocéano
Gaël Mevel

Le musicien Mauro Cocéano a composé spécialement une musique pour accompagner la projection du film restauré dont la première a eu lieu au Louvre en mars 2018.
Mauro Cocéano sera à l’Estran, avec Gaël Mevel, pour accompagner la projection du film le mardi 23 octobre 2018 à 21h.

Cette projection est réalisé avec le soutien de l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma (ADRC).