Rencontres cinématographiques du pays Marennes Oléron

Les Terrasses

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Réalisé par Merzak Allouache
Avec : Adila Bendimerad, Nassima Belmihoub, Ahcene Benzerari, Aïssa Chouat, Mourad Khen,
Myriam Ait El Hadj
Durée : 91'
Année de réalisation : 2013
Sortie en mai 2015

Alger. Une ville surpeuplée, avec ses embouteillages incessants, sa foule chaotique, ses immeubles délabrés, ses appartements décrépis où s'entassent et survivent les familles... Dans cette ville qui étouffe, les terrasses, progressivement transformées en lieux d'habitation, sont, elles aussi, devenues au fil du temps des lieux d'effervescence où se croisent sourires et douleurs, vie et mort..... Cinq terrasses superbement ouvertes sur la ville, la baie, la mer, l'horizon lointain. Cinq histoires indépendantes les unes des autres......... De l'aube à la nuit, au rythme des cinq appels à la prière provenant des nombreuses mosquées de la ville

« Dans Les Terrasses, Merzak Allouache poursuit l'exploration de la société algérienne qu'il avait entamée dans des films comme Harragas, Normal ! et Le Repenti. Ainsi qu'il le dit lui-même, l'Algérie n'a toujours pas exorcisé ses démons. La propagande officielle, les manipulations politiques et l'exacerbation du nationalisme ne peuvent occulter les maux de cette société : la corruption, la violence, la condition féminine sans cesse menacée, la montée de l'intégrisme... ....... Alors, il s'en est allé avec sa caméra et une équipe réduite, pour onze jours de tournage, dans des quartiers historiques de la capitale algérienne (Notre-Dame d'Afrique, Bab el-Oued, la Casbah, Alger Centre, Belcourt). Et a imaginé cinq histoires qui se passeraient uniquement sur des terrasses, toutes superbement ouvertes sur la ville et sa somptueuse baie » Franck Nouchi Le Monde 5/05/2015

« Merzak Allouache retrouve le souffle, la finesse et l'émotion de ses plus grands films, Omar Gatlato et Bab El Oued City (1994), qui restent parmi les meilleures prises en charge par le cinéma de l'échec de la société algérienne issue de l'indépendance pour le premier, de la période de terreur que furent les «années noires» pour le second. Cette fois, Allouache donne à regarder, et surtout à ressentir, une société à bout d'illusions, un monde cynique et fragmenté, monde où règnent misère, injustice et corruption, société tiraillée entre conformisme, répression et individualisme. Mais il parvient à le faire sans position moralisatrice ni didactisme, au fil d'existences souvent marquées par la détresse ou prêtes à commettre le pire, mais où passent de multiples élans de vie, des failles, des troubles, des absences. »
JM Frodon Slate-Culture mai 2015

Prix spécial du jury au 3e Festival du cinéma africain de Louxor (Egypte) Amayas d'Or au Festival d'Alger du cinéma maghrébin Mostra de Venise 2013 – en compétition