Rencontres cinématographiques du pays Marennes Oléron

Samba Traoré

samba-traore

Réalisé par Idrissa Ouédraogo
Avec Bakari Sangare, Mariam Kaba, Abdoulaye Komboudri et Irène Assembo
Durée : 85'
Année de réalisation : 1992
Date de sortie en salles : mars 1993

Après avoir participé à un hold-up dans une station-service, Samba s'enfuit et retourne dans son village, la valise pleine de billets de banque. Là, il tente d'oublier son méfait et commence une vie nouvelle. Il épouse Saratou et ouvre le bar de ses rêves avec son ami Salif. Mais le village s'interroge sur l'origine de ses moyens et quand Saratou doit partir accoucher à la ville, Samba comprend qu'il risque d'y être reconnu.

« On sait quel conteur merveilleux peut être Idrissa Ouédraogo.... Plaçant sa caméra à hauteur d'homme et regardant vivre ses comédiens, il revient avec un film sur la culpabilité, sur le passé qui poursuit l'homme et finit par ressurgir. Il nous conte l'histoire de Samba parti à la ville pour faire fortune et qui revient au village, riche et généreux, tentant d'oublier cette attaque de station-service qui s'est terminée par un meurtre. Sur le canevas assez simpliste du dicton «Bien mal acquis ne profite jamais», mais faisant référence aux lignes de la tragédie classique, Ouedraogo ancre la «chair» de son pays et de son peuple. Il saisit la chaleur, les couleurs, la poussière et la lumière. Il le fait en parfait technicien, filmant d'une manière limpide, précise et lisse. Il le fait aussi tel un cinéaste qui a trouvé toute sa liberté ».
F Bradfer Le Soir 09-1993

« La renommée internationale d'Idrissa Ouedraogo est désormais établie. Il crée alors sa propre société de production, "Les Films de la Plaine", installée en France. C'est par ce biais qu'il produit et réalise en 1992 SAMBA TRAORÉ. Présenté au Festival de Berlin, le film annonce un tournant dans l'oeuvre du réalisateur burkinabé, qui semble se démarquer des clichés africains traditionnels : «YAABA était l'histoire d'une amitié entre des enfants et une vieille dame : l'histoire africaine type ! TILAÏ était une tragédie antique. Cette fois, le héros revient de la ville. SAMBA TRAORÉ est un film moderne dans un décor africain, où le village devient le lieu de retranchement, du retour aux racines que l'on ne peut jamais oublier» (in "Télérama" et "Le Mensuel du Cinéma", mars 1993) »

 Festival du Film de Berlin 1993 : Ours d'Argent
Festival de Carthage : Tanit d'Argent