Rencontres cinématographiques du pays Marennes Oléron

Lonbraz Kann

Lonbraz Kann

Réalisé par David Constantin (Maurice)
Avec : Danny Bhowaneedin, Raj Bumma ,Nalini Aubeeluck ,Jean Claude Catheya ,Jérôme Boulle Bernard Li Kwong Ken
Durée : 88’
Année de réalisation : 2013

Marco, Bissoon et leurs amis ont travaillé à l'usine de sucre toute leur vie. L'usine est condamnée à la fermeture. La canne à sucre n'est plus viable : à la place, un terrain de golf et des villas de luxe sont prévus. Une femme énigmatique, Devi, s'installe avec son mari, patron autoritaire venu contrôler la démolition du site. Autour du sucre de canne se noue l'histoire mauricienne, l'humiliation et la désintégration des relations sociales.

« Que est le sujet de votre film ?
Lonbraz Kann raconte l'histoire de sept amis, anciens ouvriers d'un moulin à sucre à l'Ile Maurice, au moment de la fermeture du moulin. Cette fermeture est programmée de longue date mais ils assistent, impuissants, à la métamorphose du monde qui était le leur. Au milieu des champs de cannes s’édifient un complexe de villas de luxe et un golf. Progressivement, au milieu de ce grand chambardement, une humanité plus forte que tout le reste se dessine (Juillet 2013 : interview de David Constantin )

« …le réalisateur a le sens du tableau. La photographie est magnifique et rend un vibrant hommage à ces terres et à ces hommes, soutenue en cela par une musique sublime. Il filme à merveille les regards, notamment celui de Raj Bumma, alias Bissoon et maîtrise l’art du non-dit. Le casting est parfait et le film soulève des questions de fond qui dépassent finalement aussi les frontières de Maurice. Il est hélas bien des endroits où le monde est à deux vitesses………..» (Sab’s Plaesures 3/02/2015)

« C'est pourtant d'une menace que nous parle ce film, celle d'une perte culturelle et d'une déstructuration à la faveur des reconversions industrielles et sous la pression des profiteurs, celle de la perte d'une terre nourricière. David Constantin nous la rend visible et prégnante, car l'attention aux gestes et aux êtres et la belle épure de Lonbraz kann n'a rien de la carte postale et tout de l'empathie avec son peuple en mutation. Là-bas, en Ile Maurice, des hommes et des femmes tentent de survivre en mobilisant les valeurs qui font leur beauté. Ce film sait en rendre compte » Olivier Barlet AFRICULTURES