Rencontres cinématographiques du pays Marennes Oléron

Mama Aloko

mama-aloko

Réalisé par Jean Odoutan
Avec : Laurentine Milebo (Mama Aloko),Jean Odoutan (Jean), Antoine Champeme
(Godefroy),Michel Barbey (Ecrivain raté), Stéphane Soo Mongo (Coffi), Pascal Jaubert (David)
Durée : 90’
Année de réalisation : 2001

A Paris, dans un restaurant africain situé rue Sainte-Marthe, dans le quartier de Belleville, Mama Aloko, la matrone, vend des alokos, des bananes frites. Elle est confrontée à l'oisiveté des pupilles de la DDASS, aux conseils abrutissants d'un écrivain raté, à la mendicité des SDF, à sa propre solitude, aux skinheads et surtout à son frigo cassé qui est la cause de tous ses malheurs. Mama Aloko va devoir trouver mille francs pour acheter un nouveau réfrigérateur et empêcher la fermeture définitive de son restaurant où de nombreuses personnes viennent trouver un peu d'amour et de chaleur humaine.

« Mais une force irrésistible semble porter Jean Odoutan, Béninois installé en France, dont c'est le troisième long métrage en un an, alors que le suivant est déjà prêt. Chaque fois, cette vigueur éclabousse l'écran : couleurs chaudes et humour farfelu à profusion, déluge de piques vachardes pour tout le monde (Noirs et Blancs, Nord et Sud, riches et pauvres), tchatche dévastatrice partagée généreusement entre tous les personnages, sans exception……….. Jean Odoutan a transformé une petite parcelle de Belleville en pimpant décor de bande dessinée, très accordé à l'intrigue………….. Les piliers du restau (beaucoup d'ex-enfants de la Ddass, noirs, beurs ou blancs, un vieil écrivain de comptoir, quelques mendiants et plusieurs fâcheux) ne cessent de s'empoigner à tout propos et témoignent, par leur mélange explosif, des mésaventures de l'intégration sociale, mais aussi bien de sa réussite paradoxale : ils sont tous là ensemble. En résulte un attachant éloge de la cacophonie et du désordre, érigés en principes de vie ou, à tout le moins, de survie ». Louis Guichard (Télérama)

« Et de trois ! Après Barbecue-Pejo et Djib, voici Mama Aloko, la nouvelle merveille (il l’annonce lui-même) de Jean Odoutan. En secret (mais de moins en moins), le réalisateur franco-béninois élabore depuis deux ans le cinéma le plus vivace du moment. Avec des bouts de ficelle et quelques amis fidèles, il bricole au sprint des films-villages moins gentillets qu’il n’y paraît » Erwan Higuinen (Cahiers du cinéma janvier 2002)